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Archive for March, 2007

Les glaives de l’esprit

Posted by chams on 23 March 2007

Tout au long de l’histoire, la passion prédominante des hommes était celle de posséder les biens matériels et de gouverner. Mais pendant l’age d’or de la civilisation islamique (9ème et 10ème siècle), une nouvelle passion est apparu et s’est propagée telle une course automobile : la passion des livres. Le niveau économique et social ne se mesurait plus par la fortune et le pouvoir qu’on détient mais en fonction des livres qu’on possède. Les bibliothèques sortaient de la terre comme des champignons. On comptait au Caire une centaine de bibliothèques contenant pas moins de 2 millions de volumes.

Cette passion fut partagée par toutes les classes sociales.

D’abord les hommes au pouvoir étaient parmi les plus fous des livres : le prince fatimide Al-Assis possédait six millions de volumes. Un certain vizir ne partait jamais en voyage sans emmener avec lui trente charges de chameaux uniquement constituées de livres.

Alors qu’on déposséda généralement le vaincu de ses richesses matérielles et de ses armes, les califes arabes de l’époque se sont intéressés plutôt aux richesses et aux armes intellectuelles : Harun al-Rachid, après la conquête d’Ankara n’exigea rien de plus que la livraison de tous les manuscrits grecs anciens.

Les plus passionnés étaient sans doute les intellectuels qui ont bien profité de ces richesses et de la multiplication des foyers scientifiques qui a crée une réelle émulation entre les différents groupes de savants et développant entre eux des liens multiples (échanges de lettres et de livres, visites, coopération autour d’un projet). L’époque a connu par conséquent l’apparition d’une génération de scientifiques polyvalents qu’on qualifierait d’encyclopédistes tel Ibn Sina, Al Kindi et Ibn Hazm, Abou Bakr al razi, al Tabari, Al Farabi, Jâbir Ibn Hayyan

On peut affirmer d’après ce qui a été rapporté (et qu’on a du mal à imaginer) que le moins chanceux parmi aurait lu des milliers de livres. Par exemple, le fameux médecin de Kairouan Ibn Al Jazar se vit dans l’obligation de refuser l’offre du sultan de Boukhara de venir à sa cour parce qu’il a fallu 400 chameaux pour transporter l’ensemble de sa bibliothèque !

Les amateurs de livres ne constituaient pas une petite élite car on en trouva parmi les gens de toutes les classes. Tout homme instruit qu’il soit commerçant ou charbonnier, Cadi ou Muezzin fréquentait les librairies. Sigride Hunke(1) rapporte que la bibliothèque moyenne d’un particulier contient plus d’ouvrages à elle seule que toutes les bibliothèques de l’occident réunies !

On peut s’interroger maintenant sur la source de cette passion pour un peuple qui n’avait pas à l’époque d’héritage scientifique et culturel énorme par rapport à celui des romains, des perses et des grecs…

A suivre

(1)Orientaliste allemande née en 1913.Elle a écrit un ouvrage très intéressant sur l’apport de la civilisation islamique intitulé « le Soleil d’Allah brille sur l’Occident »

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Etudiants Tunisiens en France

Posted by hamza on 22 March 2007

Un coup de fil au mois d’août et hop la nouvelle tombe, admis dans une école d’ingénieurs en France. Une nouvelle de quoi être fier, mais d’où vient cette fierté? N’y a-t-il pas d’écoles d’ingénieurs en Tunisie? Et s’il y en a, ne permettent elles pas une aussi bonne formation que ses collègues françaises? Des questions qu’on ne pose jamais après deux années de labeur en école préparatoire. Oui, il existe des écoles d’ingénieurs en Tunisie. Oui ces écoles donnent une bonne formation, pas toutes les écoles mais au moins quelques unes les plus réputées. Alors pourquoi cette fierté? Pourquoi ce choix de migrer?

Un premier facteur peut être relevé, c’est le facteur social. En effet dans une société telle que la tunisienne le fait d’être admis dans une école française donne de l’estime dans le cercle familial du concerné. Ce qui fait qu’il ne réfléchit pas trop, “C’est un génie, il a passé le concours chez les français et on l’a accepté”, ” l’état l’envoie continuer ses études à l’étranger”. Ce sont des commentaires de ce genre qu’on entend quand on a “décroché” une admission dans une école d’ingénieurs. Pourtant ces commentaires sont faux ou plutôt sont des flatteries non justifiées. Le fait qu’on soit admis dans un concours n’a rien de génie il y en a des génies qui font la faculté des sciences à Tunis ou à Sfax, réussir un concours est aussi le fruit de deux années de bourrage de crâne en école préparatoire où on apprend toutes les astuces des concours, attention ceci ne nie pas le fait que les “taupins” comme on les appelle ont des pré requis leurs permettant de supporter cette formation. L’état certes donne une bourse d’études pour ses étudiants selon un critère précis mais l’étudiant peux rester en Tunisie ce n’est guère la volonté de l’état mais plutôt une habitude qu’on perpétue et qu’on réanime selon les règles du jeu en place, des règles qui ne dépendent ni des étudiants ni des concours mais de facteurs politiques.

Aussi en Tunisie il y a une sorte de regard idyllique pour la France, sans oublier que c’était l’occupant qui nous a offert une indépendance en 1956, on reste lié à sa civilisation tant sur le plan économique que sur le plan culturel. Nous nous inspirons de ses méthodes dans l’enseignement dans l’économie voire parfois dans les symboles culturels de la société qui se reflètent dans les médias, seulement ce n’est que l’apparence qu’on copie. Ceci joue un rôle important dans ce choix de migration. En même temps il y a aussi ceux qui choisissent d’immigrer parce qu’ils sentent qu’ils ne peuvent pas mener la vie qu’ils veulent chez soi, soit parce que leurs idées ne concordent pas avec la norme de la société et ils se sentent donc opprimés voire frustrés soit parce qu’ils pensent qu’il leur faut une expérience dans un pays de droit comme la France pour pouvoir avancer les choses dans le pays.

Entre fausses idées, rêveries et recherche de l’idéal se partagent ces tunisiens qui, un jour, se sont trouvés en statut d’immigrés à la quête d’une gloire, d’une fortune ou d’un rêve d’une vie meilleure.

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Identités et sociétés

Posted by hamza on 14 March 2007

On entend toujours parler de l’identité, de problème d’identité, de renégat d’identité, voire conflit d’identité. À quoi correspond l’identité ? C’est quoi au juste ce terme ? Et pourquoi devrait-on la conserver? Sinon comment la conserver?

Jeune on me dit t’es tunisien arabe et musulman voire d’une certaine tribu avec ses qualités et ses défauts, on entend dire par cela que je dois parler arabe, ou à défaut un dialecte apparent, et pratiquer l’islam comme religion, encore faut-il que j’aie une religion, et dessus tout je dois suivre les traditions tunisiennes pour imposer -du moins montrer une certaine fierté- ma culture. Le problème dans tout cela n’est pas la nature elle même de ces identités mais le facteur commun qui en décide de ces composantes qui n’est autre que mon environnement de naissance. Supposons que moi-même je suis né en argentine et bien je serai plus tunisien mais argentin (cela va de soi) et par conséquence je dois suivre la culture argentine et le modèle argentin. Et moi dans tout cela, pourquoi me choisirai-je un modèle à moi fabriqué de toute pièce selon les convictions dont je suis convaincu, des convictions que j’accepte et que j’adopte pas des convictions qui me sont imposées, certes cela ne nécessite pas un grand effort j’ai qu’à me dessiner un modèle et le suivre, sauf que dans ces conditions je serai probablement nié par mes semblables tunisiens et pas totalement accepté par une autre communauté pour une seule raison, que je serai toujours considéré comme tunisien quoique je fasse, on dirait un sort qui m’est jeté (c’est pas le cas si ça rassure quelques uns). Vous me direz pourquoi? Eh bien l’être humain accepte l’autre dans sa bulle tant que ça lui convient, le jour où il y a un désaccord la première chose qui apparaît en surface est la différence des cultures et les origines de l’autre : “il est vraiment sympa lui, mais dommage il fait des bourdes parfois. Normal vu ses origines ” hé oui ’ses origines ce truc qui ne nous lâchera pas toute notre vie. On n’a qu’à regarder l’histoire humaine pour s’en rendre compte, ex en argentine on donne le surnom “el turco” pour ceux qui ont des origines arabes et ce jusqu’à maintenant même si la dernière grande vague d’immigrants arabes date de plus d’un siècle maintenant, d’ailleurs ça date de l’empire ottoman d’où le surnom.

Tout cela pour dire qu’en fait on ne choisit pas son identité mais on l’hérite, pourtant on l’assume. Le plus souvent face à une telle situation deux réactions se montrent, la première et de faire tourner son dos à tout ce qui le lie à cette “identité” ou cette “définition”. Aussi bien ses défauts que ses qualités et c’est le chaos total. On s’imprègne d’une nouvelle identité, une nouvelle vie, une nouvelle culture et pourtant il en reste des  résidus de son ancienne culture, des résidus qui lui font des piqûres de rappel de temps à autre, des piqûres qui font le plus souvent mal. La deuxième est de se replier à son identité, s’en fermer et refuser tout intrus. Ce qui ramène le plus souvent à une attitude agressive envers l’autre puisque tout étranger est accusé d’être le diable qui veut convertir tout le monde et dissoudre leur culture. Mais surtout ça donne un effet de stagnation de culture. Ce refus d’ouverture, en  prenant de l’ampleur et devenant un phénomène de société, la ramène à s’arrêter sur ses acquis et arrêter ainsi toute possibilité de développement culturelle soit-elle ou sociale.

Finalement le problème se pose plus au niveau de la société qu’à celui de l’individu. En effet le choix de l’individu a une influence assez limitée, elle concerne un cercle assez restreint. Par contre l’attitude de la société ou plutôt le choix de la société touche beaucoup plus d’individus, par conséquent il a plus d’influence et ça peut engendrer des dégâts importants quand c’est mal encadré. On peut prendre exemple certaines sociétés anciennement colonisées. Après l’indépendance, deux attitudes globales sont à constater. La première, qui a surtout accompagné la marche vers l’indépendance, considère l’occupant comme un mal absolu. Donc on refuse tout ce qui a le moindre rapport avec cet occupant et l’évolution ne doit se baser que sur les valeurs de la société sans pour autant ce contenter de critiquer ou de changer ce qui devrait l’être. Cette attitude n’était pas organisée ni étudiée. C’est une réaction spontanée adoptée par la société ou ce qu’on appelle plus communément le peuple. La deuxième attitude est celle adoptée par une poignée d’hommes au pouvoir. Ou plutôt ceux qui ont pu se procurer le pouvoir à ce moment et qui avaient posséder les reines du pays. Celle là considère le colon comme exemple à suivre, vu qu’il est plus développé. Cette attitude ira parfois jusqu’à nier voire effacer certaines valeurs et repères de la société au profit de celles importées d’ailleurs. Ce point de vue a été appliqué et imposé au reste. Le problème n’est pas le modèle en soi mais le fait que son application soit imposée sur une société qui le refuse d’ores et déjà, ça devient encore plus important quand on fait de sorte de ne pas entendre l’autre voix. L’autre voix est la troisième attitude qui n’est autre qu’une adaptation des deux dernières attitudes. Son principe est simple, il faut préserver les repères de la société et ses valeurs et faire adapter les développements d’autrui, on conclut que le modèle social d’autrui est toujours refusé. Ce dernier point est en désaccord avec le modèle imposé qui se base sur une idée importante “tout le mal vient du modèle social, il faut le changer pour pouvoir évoluer”, une idée qui n’est pas adopté par tout le monde. C’est autour de cette idée que se pose toute la polémique. Est-ce le changement social qui conduit au développement technologique scientifique et autre ou est-ce le développement qui pousse vers le changement social ? Même plus est-ce que le changement social est si nécessaire que ça ?

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‘Tout a été créé pour aboutir à un livre’

Posted by islem on 13 March 2007

une téléonomie, une existence.

Parfois on passe notre temps à lire un livre, à compter ses feuilles en attendant de découvrir la fin du cheminement des idées de son écrivain pour rencontrer lors d’un long trajet de réflexion et de l’imagination une phrase qui pourrait détourner notre vie: des mots dont la combinaison paraît insensée dés la première lecture. Une phrase multidimensionnelle qui pourra clore dans notre esprit des idées différentes, innovatrices, n’ayant jamais changé notre façon de réfléchir ou l’ayant chatouillée sans jamais l’enflammer.

“Tout a été crée pour aboutir à un livre” fut la phrase que j’ai retenue lors de ma lecture de l’œuvre philosophique de Condillac sur “L’animal et l’homme”. Une phrase que j’ai interprétée et comprise peut être différemment à ce que voulut dire l’écrivain. A la première lecture de cette phrase, vous pouvez constater qu’un livre présente la téléonomie de l’existence humaine.

Un livre est un malstrom d’idées qui se présentent suivant une logique propre à l’auteur et compréhensible par le lecteur, c’est une combinaison de différentes voix, parfois aigues, qui peuvent réussir à nous transpercer en cherchant au fond de nous toute sorte de mutilation qui nous empêche de se mouvoir et la plus part de temps de réagir à l’égard d’un monde qui se mutile.

Ce dernier pourrait nous conduire à l’enfer ou au paradis puisqu’une idée pourrait prendre notre main vers la voie de la vertu et la foie et autre pourrait nous détourner de la lumière d’ Allah (Dieu) dont la connaissance t’inonde de plaisir, de sérénité et de joie immense… D’un sentiment inexpiable. En effet, le sacré livre d’Allah dédié aux musulmans et à l’humanité entière (le Coran) essaie de soigner au fond de nous une existence mutilée, sans âme, sans couleurs, sans lumière, sans conscience…

D’autre part, un livre se présente comme étant le centre de l’égocentrisme de l’homme aussi de l’échocentrisme de sa propre existence puisqu’il est l’écho de ses pensées. C’est pour cette raison, je me suis interrogée sur le fait que toutes nos actions sont mémorisées dans un livre et un autre jour nous allons lire tous ce que nous avons fait de bien ou de mal durant notre vie à partir de ce livre.

(قال لله تعالى: ” اقرأ كتابك كفى بنفسك اليوم عليك حسيبا”)

Un livre qui va déterminer pour chacun de nous son éternité… Un livre qui résume une existence en des mots. “Ecrire pour exister” fut le nouveau film de Hilary Swank inspiré d’une histoire vraie dont le titre est analogue à la pensée descartienne “je pense donc je suis” mais avec deux simples substitutions : (pense à écris) et (suis à existe).

D’est dés la première imagination, cette idée pourrait sembler inconcevable, mais il faut tout simplement fouiller dans les livres de l’histoire pour se rendre compte de la réalité que chaque civilisation s’est bâtie sur la qualité des livres (le côté innovateur) que ses contemporains produisaient: un livre est un miroir des peuples et des civilisations qui ont tracé l’histoire de l’humanité. En effet, durant le royaume Abbasside en Iraq, il y avait à peu près 200 bibliothèques uniquement à Bagdad!! Et le nombre de livres écrits par les savants musulmans était fantasmagorique. A titre d’exemple, Ibn Akil (ابن عقيل) a écrit l’encyclopédie :”Al Founoun” qui comprend 800 livres!! Et c’est la plus énorme encyclopédie qui existait depuis l’existence de l’homme, Annéwèwi (celui qui a écrit ” Jardin des vertueux < رياض الصالحين >) a écrit 500 livres et on a assisté grâce à Ibn Rajab (ابن رجب) à l’émergence de 2000 livres (ce qui revient à une moyenne de 9 livres par jour durant sa vie!!!).

Chacun de nous a la capacité d’écrire. Chacun de nous a des idées, sa propre conception de la vie, une réflexion sur un tel sujet ou un autre. Chacun de nous peut écrire son propre livre dans lequel il met tous ce qu’il veut, tout ce qu’il pense, tout ce qu’il sent, tout ce qu’il imagine dans un domaine qu’il aime. Il combine toutes sorte d’idées qui lui bercent l’esprit en visant créativité et innovation. En fait, ce n’est pas difficile de trouver une idée nouvelle: il suffit de “créer un bloc entre deux univers qui ne se sont jamais croisés“.La créativité est une source intarissable car “le monde fourmille d’idées nouvelles: il suffit de regarder autour de soi.”

Et parmi les moyens de susciter la créativité au fond de nous est de s’ouvrir au monde secret et intime des livres de différentes cultures. Si nous voulons voir cette vérité à travers notre histoire, on pourra remarqué que durant l’époque Abbasside, les savants musulmans lisaient des livres multinationaux (l’inde, la Corse, ..) dans des domaines différents (l’astronomie, la physique, les mathématiques, la musique, les arts, la cryptographie…) et après ils commençaient à réfléchir sur des problèmes posées non résolus, à leurs chercher des solutions. Ils ont réussi par ce qu’ils ont voulu le faire. Et nous aussi, on pourrait le faire.

Nous avons le droit d’écrire un livre (pas n’importe quoi) et le devoir de l’écrire, mais à la fin je peux dire qu’il n’y a pas de “n’importe quoi”. Un livre scientifique, quasi-scientifique: qui présente des réflexions dans différents domaines de la science, la politique, l’histoire, l’avenir, la psychologie, la religion, la sociologie, l’art …

Vous pouvez penser à écrire dans le domaine qui vous passionne, qui vous séduit et pourra t’apporter des idées différentes et innovatrices.

On a besoin des livres: on a besoin de reconstruire “Beit Al hikma” en faisant les premiers pas vers une continuité avec un passé innovateur, une continuité qui montrera au monde entier que nous sommes pas une civilisation mutilée… Je croix que pour écrire il faut penser: peut être “tout a été dit” (mais pas dans notre époque) (mais il y a toujours de la créativité) comme disait l’un des écrivains français, mais c’est l’identité de celui qui dit et la façon de dire qui est la plus importante parfois que l’idée elle même. En effet dans le Coran, il y a un verset dans Sourat Annahl (النحل):

ادع إلى سبيل ربك بالحكمة و الموعظة الحسنة و جادلهم بالتي هي أحسن

” Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon.”

Deux personnes peuvent posséder la même idée mais la façon de la présenter et de l’exprimer rend sa propagation dans le monde possible ou non. Si moi, toi et lui écrivons des livres différents dans des domaines différents (qui seront des miroirs de nos réflexions), on contribuera inchallah à l’éveil d’une civilisation qui reste depuis des siècles enfouie sous les cendres d’un passé brûlé et d’un présent qui se brûle….On a commencé par écrire un article et on pourrait aboutir à un livre… On changera le monde, j’ai toujours eu la foie dans les livres (puisqu’ils constitue un moyen de propagation de l’information comme les médias) plus que les politiciens de changer le monde et le Premier entre eux reste le Coran, qui transformait en un siècle la destinée d’une communauté entière.

Il faut toujours croire que “L’un des principaux moteur de la création: le plaisir“. Cherchez le plaisir pour le créatif que vous seriez inchallah. Par conséquent, on pourrait conquérir le monde avec notre culture (dans l’histoire et celle qu’on va reformuler). Pour écrire, il faut lire (car une idée fusionnée avec une autre peut engendrer une idée différente). Celui qui émerge de notre histoire “Al Kindi” (les méthodes de cryptanalyse) mais avec réincarnation dans la réalité, dans tous ce qu’on vit. Essayons de guérir les mutilations dont souffre sur le plan de la conscience, de la réflexion et de l’action le monde arabo-musulman, par une idée, par un livre.

La plupart des livres qui sont d’actualité, ayant innové le monde, sont rédigés par des non musulmans généralement (comme ceux de Dan Brown). Pourquoi pas nous? Même dans ce domaine, qui ne demande qu’un stylo et du papier ou un clavier et un écran. Mais d’écrire un livre qui pourrait être utile pour les générations qui nous succèderont et pour l’humanité entière.

Finalement, on peut dire qu’en dépit de toute sorte d’oppression ou agression mentale ou physique dont nous souffrons on possède encore le droit de réfléchir et d’exprimer ses pensées d’une manière ou d’une autre. En plus, personnellement je conçois que celui qui a passé par le chemin le plus court qui soit bien qu’il nous semble parfois le plus long et qu’on appelle “Vie” sans laisser un livre (ou une œuvre qui reflète ses idées, sa perspective dans un monde multidimensionnel) que fût l’importance de son passage par ce chemin?? Si on n’a pas le droit de crier, on peut encore crier à travers les feuilles d’un livre: car tout oppressé possède le droit de Crier. Et vous pouvez toujours colorier votre existence par des mots que vous transmettriez aux autres inchallah.

Tout homme sur cette terre a des idées à présenter au monde. Alors qu’en est-il de Oummat al Islam? Celle dont le premier verset qui a été récité par l’archange Gabriel: “Lis” (اقرأ)(la lecture nous fournit une information) en contre partie nous sommes censé faire propager cette information et toute sorte d’information qui pourrait être utile à notre Oummah et à l’humanité entière. Cherchez à vous identifier dans un livre et à refléter au monde une image de notre civilisation “non amputée”. Et sachez que “Tout a été crée pour aboutir à un livre”.

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Une première approche de la civilisation musulmane

Posted by wajdi on 6 March 2007

Une fois j’ai lu dans un article écrit par un auteur Français (Jacques Trémintin) la phrase suivante «Alors que l’occident voue une véritable culte au progrès, l’islam considère que toute innovation ou évolution tend à éloigner de la pureté, de l’authenticité et de la vérité des origines…l’islam a été toujours tiraillé entre la tradition et la modernité de son époque». Ceci en fait n’est pas le point de vue d’une seule personne mais aussi de plusieurs autres qui ne cessent de traiter l’islam de passivité et de fatalisme, s’ils ont dit que les musulmans d’aujourd’hui sont passifs et non créatifs on peut comprendre cela mais le fait de critiquer l’islam en tant que religion est injuste.
En effet jamais dans l’histoire une religion ne s’est autant préoccupée du savoir que l’islam et je ne vais pas citer les versets du Coran qui incitent à rechercher le savoir, font l’éloge des savants et appellent les gens à apprendre et à transmettre leur savoir mais je vais simplement présenter d’une façon générale l’apport des musulmans à la civilisation humaine.

L’islam créa une communauté supranationale qui englobait des peuples de différentes races et langues. Ces peuples ont contribué à l’apogée de la civilisation musulmane surtout les arabes, si nous comprenons sous ce vocable tous les peuples de langue arabe et non seulement les les natifs de la péninsule arabique, qu’on peut considérer comme étant les promoteurs de cette civilisation en l’ayant portée au plus haut degrè du rayonnement .

Ceci se décèle à travers les propos d’un écrivain non musulman «Philip.K.Hitti»qui dit «Pendant toute la première partie du moyen âge ,nul peuple n’ apporté au progrès humain une contribution aussi importante que celle des arabes…Du neuvième au douzième siècle, L’arabe a produit plus d’oeuvres philosophiques, médicales, historiques, religieuses, astronomiques et géographiques que toute autre langue humaine».
On ne peut pas aussi négliger l’apport prestigieux à l’oeuvre commune de l’Asie centrale, de l’Iran, de la Turquie et de l’Empire Mongol de l’Inde…A titre d’exemples, plusieurs passent à côté de l’importante contribution des Turc-Osmanlis à l’enrichissement la civilisation musulmane. En effet l’Empire Ottoman fut au seizième siècle un des pays les plus civilisés du monde .D’ailleurs Marcel Clergot écrit dans son livre ‘La Turquie passé et présent’ «De multiples preuves du niveau culturel élevé de l’Empire Ottoman sous son règne nous sont fournies par le développement des sciences et du droit, par la floraison des oeuvres littéraires en arabe, en persan et en turc, par les monuments contemporains d’Istambul, de Boursa et d’Edirné;par la prospérité des industries de luxe;la vie fastieuse de la cour et des hauts fonctionnaires; enfin par la tolérance religieuse».
Et pour avoir une simple idée sur l’estime tenu par les contemporains envers les institutions Ottomanes, il suffit de se rappeler qu’Henri VIII d’Angleterre avait envoyé en Turquie une commission chargée d’étudier la justice Ottomane pour réviser le système judiciaire Anglais.
L’empire Mongol de l’Inde «devenu un empire musulman» donnait aussi au monde le «Taj Mahal»dont la beauté architecturale n’a jamais été dépassée, et l’ «Akbar Nameh» d’Abul Fadl: «Cet extraordinaire ouvrage ,dit M Carra de Vaux, rempli de vie, d’idées et de science, où tous les compartiments de la vie sont examinés, inventoriés, mis en ordre et où le progrès éclate à chaque instant, est un document dont la civilisation orientale peut à juste titre être fière».

Ceci était une brève description de quelques aspects de la civilisation musulmane dans laquelle je me suis basé sur les points de vue de quelques historiens et écrivains non musulmans pour produire un effet plus important qui incite chacun de nous à méditer un peu et chercher les causes qui ont permis aux musulmans de détenir le savoir pendant longtemps et d’influencer sur le monde entier.
Je vais essayer dans d’autres articles de présenter d’une manière plus concrète les réalisations apportés par l’histoire des musulmans et je laisse au lecteur de deviner pourquoi la créativité, la sagesse et l’esprit critique des musulmans se sont transformés aujourd’hui en un état de mimétisme et de passivité absolue, et j’espère que vous allez trouver la réponse qui est vraiment évidente.

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Omar Ibn Abdelaziz : le sens de la justice

Posted by Nidhal on 4 March 2007

Introduction

Dans cet article je vais essayer de présenter un des symboles de la justice de la civilisation Arabo-musulmane. Certainement, il faudrait des livres pour tracer le parcours exceptionnel de cet homme mais je tenterai à travers ces quelques lignes de présenter les éléments clé de sa vie et de vous communiquer tout le respect et l’admiration que je porte envers ce personnage

I. Présentation


Omar ibn Abdelaziz fut le huitième calife omeyyade et le cinquième des califes « bien dirigé » (الخلفاء الراشدين) de l’islam. Il est né en 680 (l’an 61 du calendrier musulman) à Médine, et mort à Damas l’an 720 (an 102 de l’hégire). Son père est Abdelaziz ibn Marouen ibn alhakem l’omeyyade et sa mère est Um Assem Leyla, la petite fille d’ Omar ibn Elkhatab.
Il vécut toute son enfance à Médine dans la famille pieuse de sa mère. Il puisa le savoir auprès des grands oulémas de la ville, ce qui sculpta sa personnalité et forgera ses qualités humaines formidables. A la mort de son père, le calife Abd Al-Malik le convoqua à Damas centre du califat et le mariera avec sa fille Fatima.

II Omar sous le règne d’Al-Walid Ibn Abd-Al-Malik


A la mort de Abd Al-Malik, son fils aîné Al-Walid devient calife, il nomma Omar comme gouverneur (wali : والي) de médine puis du Hijaz. Commença alors le parcours exceptionnel de cette homme. Il commença son règne sur Médine par appeler les oulémas les plus pieux de la ville et les informa qu’ils seraient ses conseillers auprès des gens. Ses actions à cette époque là étaient multiples. On peut citer qu’il organisa personnellement, et sous la demande du calife de Damas l’élargissement de la mosquée du prophète que la bénédiction et la paix soient sur lui. Il ordonna la construction de puits et de routes dans toute la région. Il ouvra ses portes à tous les pauvres et les démunis. Sa justice était tel qu’un jour, il a reçu l’ordre du calife de punir un habitant de Médine parce qu’il avait refusé de donner sa maison pour permettre l’élargissement de la mosquée du prophète paix sur son âme. Il alla lui même à Damas pour demander grâce à cet homme auprès d’ Al-Walid. N’est ce pas une belle leçon sur les droits de l’homme. Omar, en traversant des centaines de kilomètres pour défendre le droit de cet homme de s’exprimer et donc son droit à la liberté, montre importance de l’être humain dans notre civilisation. Omar n’était il pas par son action un défenseur des droits de l’homme bien avant que la déclaration des droits de l’homme et du citoyen n’a vu le jour qu’en 1789 ? Il faut donc prendre son exemple, et affirmer avec force l’engagement de notre civilisation envers les valeurs de la liberté et de la justice.
Pendant la période que passa Omar à Médine les réclamations auprès du calife cessèrent et de nombreux émigrés venaient de l’Irak pour échapper aux tyran Al- Hajej Ibn Youssef Athakafi. Ce dernier incita Al-Walid à révoquer Omar de son poste de gouverneur. Omar fut révoqué mais sa bonne réputation se répandit dans l’empire.
Après son retour à Damas, il continua d’agir pour aider les plus démunis. Il n’avait pas peur de défendre les bonnes causes auprès du calife. Il le conseilla de contrôler ses gouverneurs et de les empêcher d’exécuter les gens pour n’importe quelle raison. Ses attitudes lui ont prévalu plusieurs fois la colère du calife et voire être emprisonné pendant trois jours. Mais il ne renonça jamais à défendre la justice. Omar était toujours prêt à risquer sa vie pour la vérité. Sa foi pour un monde juste comme celui du temps du prophète que la bénédiction et la paix soient sur lui était grande, et il accompagné cette foi par des actions pour contribuer à rétablir ce monde.

III Omar sous le règne de Sulayman Ibn Abd-Al-Malik


Les années passèrent et voilà qu’Al-Walid Meurt. Son frère Sulayman prend le pouvoir. Omar devient alors le vésir et le conseiller personnel du calife. Il lui suggéra de changer les mauvais gouverneurs, et de rendre les biens volés par ces gouverneurs à leurs propriétaires. Un jour Sulayman alla à Médine, il donna beaucoup de présents aux riches de la ville. Fier de sa générosité il demanda à Omar ce qu’il pensait de son action. Ce dernier répondit: j’ai vu que tu as rendu les riches plus riche et laisser les pauvres dans leurs états. Omar rappelait toujours le calife qu’il était responsable devant Dieu de tout ce qui se passait dans l’empire. Pendant le pèlerinage (al-Hajj) le jour de Arafat (9ème jour du dernier mois du calendrier musulman), le calife était étonné de voir tant de personnes . Alors Ibn Abdelaziz lui dit : Aujourd’hui ils sont tes sujets mais demain tu devra rendre compte de ce que tu as fait d’eux devant Dieu (هؤلاء رعيّتُك اليوم ، وأنت مسئول عنهم غداً ) . Il multiplia ses conseils auprès du calife toujours dans le but d’établir une certaine justice dans le monde où il évoluait.

IV Règne d’Omar Ibn Abdelaziz


A la fin de son règne vers l’année 717 (an 99 du calendrier musulman) Sulayman tomba malade. Sous le conseil du savant Rajè Elkindi il désigna dans son testament Omar comme successeur. Dès que ce dernier a apprit qu’il est devenu le calife, il alla à la mosquée des omeyades de Damas et tout ému il prononça son premier discours. « Que celui qui veut devenir calife et me libérer de ce fardeaux le devient » cria t-il. Mais tout les gens présent à la mosquée le clamait. Ils l’aimaient comme jamais des sujets n’aimaient leurs roi. C’était la lueur d’une nouvelle ère qui s’annonçait un rayon de soleil qui éclairerait leurs chemins et qui renouerait avec la justice qu’aurait reconnu les gens pendant le règne des califes « bien dirigé ».
Ce jour là Omar, le prince omeyyade très riche, qui a passé toute sa jeunesses dans le luxe va se métamorphoser. Ce jour là on a offert la vie à Omar, on lui a offert le pouvoir et la richesse : il devient le maître d’un empire qui s’étendait sur les quatre coins du monde de l’Espagne au Pakistan passant par L’Afrique du nord, la Syrie la Palestine la péninsule Arabique et l’Iran mais ce jour là Omar décida de refuser le luxe, décida de vivre comme un mystique, un moine, tout en restant un homme d’action qui agit pour le bien de ses sujets et qui passe tout son temps à résoudre leurs tracas. Il commença alors par rendre à la caisse de l’empire tout l’argent qu’il possédait, tout ses vêtements de luxe, tout les bijoux de sa femme. Il quitta le palais royale pour habiter dans une petite chambre comme celle ou vivaient les pauvres et les veuves de son empire. Dès le premier jours de son règne il commença par changer les gouverneurs injustes et déposséder toute la famille royale des biens qu’elle a acquit injustement .Il rendit ainsi tout ces biens à leurs propriétaires. Un jour l’un de ces anciens gouverneurs (Ibn Al-Mouhaleb) rendit visite à Omar et lui apporta des cadeaux de valeurs inestimable, croyant qu’il gagnerait ainsi le coeur du roi, mais ce dernier prend tout ces cadeaux les mets dans la caisse de l’empire et le questionna sur l’origine de cet argent: Ce calife a toujours voulu combattre la corruption au sein de son empire. Ibn Abdelaziz et dès son arrivé au pouvoir a éradiqué les privilèges en commençant par sa famille. Chaque citoyen de l’empire, qu’il soit prince ou paysan, pauvre ou riche, a les même droits et les même devoirs. Je me demande souvent pourquoi il y a autant de corruption dans nos pays . Le problème c’est qu’on ne connaît pas notre histoire et nos valeurs. On croit à tort que les autres civilisations ont inventé les droits de l’homme, l’égalité entre les individus alors qu’Omar montre bien qu’au Septième siècle la civilisation Arabo-Musulmane a connu toutes ces valeurs et les a défendues avec ferveur. Il est donc de notre devoirs de continuer le chemin comme l’a fait nos prédécesseurs et essayer de changer en bien nos sociétés en combattant la corruption et les pots de vain.

Les actions sociales, du calife omeyyade étaient multiples. Il ordonna la constructions d’autoberges gratuites tout le long des routes. Il ordonna ses gouverneurs de subvenir aux besoins des pauvres et ceci en donnant à chaque personne un salaire qui lui permettrait de vivre dignement. Il construit des centres de soin et paya pour chaque personne non voyante et chaque deux malades de l’empire une personne qui l’aiderait dans le quotidien. Pendant ces deux années de règne les riches de l’empire ne pouvaient plus trouver de pauvres pour leurs donner l’aumône (Zakat زكاة), une telle justice sociale était possible dans cet empire très riche qui s’étendait sur les quatre continents. Il fallait juste un Omar, un homme qui pense aux plus démunit à ces gens qui peuvent tant donner s’ils ont la chance d’êtres aidé. Et c’est à nous aujourd’hui d’agir pour le bien de nos société en prenant son exemple. Un jour raconte sa femme Fatima je suis rentré dans la chambre du calife alors je l’ai vu en train de pleurer je lui ai demandé qu’est ce qui n’allait pas il répondit alors : « Fatima j’ai eu la responsabilité de gouverner le peuple du prophète Mohamed (Mahomet) que la bénédiction et la paix soient sur lui, j’ai songé alors au pauvre affamé, au malade perdu, à celui qui ne possède rien, à celui qui est injustement traité , à l’étranger, au prisonnier , au pauvre qui possède une grande famille, je me suis rappelé que Dieu me questionnera sur tout ces individus et que celui qui défendrait leurs intérêts était le prophète que la bénédiction et la paix soient sur lui. J’ai eu peur que je n’aurai aucun argument devant lui, je suis devenu triste et j’ai pleuré.

يا فاطمة إني تقلدت أمر أمة محمد صلى الله عليه و سلم فتفكرت في الفقير الجائع، والمريض الضائع،والعاري المجهود،و المظلوم المقهور،والغريب المأسور، وذي العيال في اقطار الأرض،فعلمت أن ربي سيسألني عنهم،وأن خصمي دونهم محمد صلى الله عليه و سلم،فخشيت أن لا تثبت لي حجة عن خصومته،فرحمت نفسي
فبكيت

Omar Ibn Abdelaziz était Généreux, humble, pieux, comme l’affirmait tout ceux qui l’ont côtoyé . Il a agit aussi pour créer une société de savoir . Il ordonna que tout les savants soient gracieusement payés pour qu’ils se consacraient entièrement à leurs messages. Il donna des aides à tout ceux qui partaient en quête du savoir. Il proposa sous le conseil des oulémas de rassembler les Hadiths (paroles du prophète que la bénédiction et la paix soient sur lui) de peur qu’ils ne disparaissent ou qu’ils subissent des modifications. Il a voulu une société de savoir, pieuse où les riches et pauvres vivaient en harmonie. Il donnait toujours l’exemple: Omar, qui pouvait dormir dans la soie, se couvrir d’or et manger les délices du monde, a décidé de vivre simplement, il mangeait du pain, des légumes, il avait deux vêtements simples et vivait dans une chambre. Il a voulu ainsi renouer avec le temps du prophète et des califes « bien dirigés » Il montra aussi à ses sujets que de peu on pouvait vivre mais aussi que de peu on pouvait agir pour le bien de l’humanité. Nos pays et bien qu’ils n’ont pas les moyens des pays développés, ont un grand potentiel humain. Il faut alors former des individus fiers de leur civilisation et qui se contentent de peu pour pouvoir changer la situations de nos pays. Omar l’a fait, de sa petite chambre il a bouleversé la face de son empire. Pourquoi pas nous? On doit contribuer aux progrès de l’humanité et celui de notre civilisation. C’est un message de paix et de réussite qu’on doit chercher. L’argent et les délices de la vie ne doivent pas être un but mais une conséquence de la réussite de notre civilisation.

Omar et sans qu’il se rende compte était un vrai démocrate. Les premiers jours de son règne il envoya des lettres aux oulémas les plus pieux de l’empire demandant leurs conseils. Il constitua ainsi une assemblée de dix savants qu’il consulta avant chaque action. Rares sont les rois aussi puissants qui prenaient compte des avis des savants et de leurs sujets. En effet et dans plusieurs de ses discours Omar affirmait qu’il n’était qu’une simple personne – lui le grand calife- qu’il pouvait se tromper et perdre le droit chemin. Il rajoutait que c’était du devoir de ces sujets de le conseiller et de le guider. C’était le principe fondateur de l’islam qui est Achoura ( الشورى ) qui l’animait. Encore une fois la justice de ce calife voulait que tous les « citoyens » soient impliqués dans le progrès et la réussite de la société. De nous vient le changement. On ne doit pas attendre que la démocratie nous soit livrer sur un plateau, on doit l’obtenir tout d’abord en l’enseignant à travers des exemples de notre civilisation Arabo-Musulmane. La démocratie à l’irakienne on n’en veut pas. On veut une démocratie comme celle qu’a instaurée Omar Ibn Abdelaziz, qui émane de nos principes et nos valeurs et c’est la seule voie possible pour qu’elle s’instaure dans nos pays. On ne reçoit pas la démocratie, on la mérite. Et pour la mériter il faut qu’elle voit le jour par nos actions et non pas qu’elle soit rapportée par les autres. Cela ne veut pas dire qu’on doit se fermer sur autrui mais il faut qu’on sort le changement de la profondeur de notre âme.

Maintenant nul ne peut s’étonner si j’affirme avec force que le peuple a aimé et a chéri Omar. Il est devenu le symbole de la justice, de la bonté et de l’humilité. Tout l’empire musulman a respiré le bonheur, la joie et l’harmonie pendant son règne de deux ans et demi. Il renoua avec l’époque du prophète que la bénédiction et la paix soient sur lui et des califes « bien dirigés », et il donna l’espoir d’un monde meilleur.

Conclusion


Tel était la grandeur d’Omar ibn Abdelaziz. L’homme pieux vertueux qui refusa les délices de la vie et qui s’est consacré à agir pour le bien de l’humanité.
Je pense qu’il faudrait sortir de la profondeur de notre âme les qualités qu’ incarnait Ibn Abdelaziz: l’humilité, le sens de la justice, l’amour des pauvres, mais aussi la volonté de changement. Un homme seul a pu bouleverser sa société et ré instaurer les valeurs de la justice. Cet homme a construit pendant son règne un état où l’individu est une valeur sûre, qui a tout ses droits : le droit de vivre dignement et d’exprimer ses opinions sans peur. Un état sans corruption, où le savoir est clé de la réussite. Si chacun de nous apprend à être Omar on pourra changer la face de nos sociétés pour le bien de l’humanité entière.

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