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Archive for December, 2007

Le monde à l’émergement de l’Islam

Posted by youfes on 31 December 2007

Dans la perspective de mettre en exergue le plus apporté par la civilisation arabomusulmane à l’Humanité, il était d’une évidence de commencer par faire une étude préliminaire des conditions dans laquelle étaient les différentes sociétés vivant ou non sous la tutelle d’un empire à l’apparition de l’Islam notamment au 6ème et 7ème siècle. Ce diagnostic s’avère très vite indispensable si on veut faire une appréciation objective de l’apport de notre civilisation au monde.

Sans vouloir être excessif, on peut dire que le monde à cet épisode de l’histoire de l’Humanité, vivant le déclin de la civilisation gréco-latine était un monde qui souffrait les affres de la mort. En effet les empires alors gouvernant le monde à savoir Romain, Byzantin et Perse étaient frappés, ce dernier néanmoins à un degré moindre, par les signes de déliquescence les plus sombres.

A Rome, c’est à cause de quelques Basileus ignorants stimulés par le fanatisme religieux que non seulement l’empire fut précipité dans un gouffre infini mais ont de plus constitué un véritable danger pour le trésor du savoir de l’antiquité qui a frôlé l’extinction. En effet, c’est par l’Édit du 28 février 380, dit l’Édit de Thessalonique que les empereurs Théodose Ier, pour l’Empire d’Orient et Gratien, pour l’Empire d’Occident, tous deux catholiques, élèvent le christianisme au rang de seule religion officielle et obligatoire. Les suites de l’Édit sont catastrophiques pour les tenants de l’ancienne religion romaine et pour la culture gréco-romaine. Les rôles sont drastiquement renversés: ce sont maintenant les païens et leurs oeuvres qui sont interdits, traqués, exterminés. Toutes les oeuvres et manifestations jugées païennes sont progressivement interdites, et en 415, une émeute fomentée par des moines cénobites, à Alexandrie, et tacitement encouragée par l’évêque Cyrille avec l’agréation de Théodose II (408-450) alors empereur romain d’Orient à Constantinople, aboutit au lynchage d’Hypatie, mathématicienne et responsable de la fameuse Bibliothèque d’Alexandrie. Selon Socrate le Scolastique, son corps mis en pièces est porté au sommet du Cinâron pour y être brûlé, tandis que les émeutiers se dirigent vers la Bibliothèque pour l’incendier. Il est à noter qu’il existe une autre hypothèse qui impute la destruction de la bibliothèque au calife Omar (que Dieu l’agrée) qui aurait donné en 642 l’ordre de détruire la bibliothèque à son chef militaire ‘Amr Ibn al-‘As qui n’aurait d’ailleurs obéi à ses ordres qu’à contrecœur, aidant secrètement les bibliothécaires pour qu’au moins les textes d’Aristote puissent être sauvés. Mais à présent, plusieurs données archéologiques récentes ont permis d’infirmer de manière sérieuse cette calomnieuse légende car on sait maintenant que la bibliothèque n’existait plus depuis déjà un certain temps lorsque la conquête arabomusulmane a commencé. Ce fanatisme marié à une corruption qui telle une épidémie s’est répandue parmi la classe politique dirigeante, accabla les populations et souilla la société par d’innombrables vices.

Byzance, quant à elle ne vivait pas une meilleure situation puisque avec la montée en puissance du fanatisme religieux plusieurs problèmes surgirent, la religion elle-même ne sut en échapper : c’était en effet à cette époque qu’un conflit éclata à Byzance au sujet de la nature du Christ et que fut soutenue une rude polémique sur les attributs de cette nature. En outre, l’acharnement sur l’héritage de la civilisation grecque continu. C’est ainsi que Zénon, empereur Byzantin (430-491), décida en 489 de fermer la fameuse Ecole d’Edesse d’oû depuis le IIème siècle la langue syriaque et les connaissances grecques rayonnaient sur l’orient. Justinien, empereur byzantin (527-565), à son tour clôture en 529 la non moins célèbre Ecole Platonicienne d’Athènes ainsi que les Ecoles d’Alexandrie.

La situation à cette époque dans l’empire Sassanide était un peu moins sombre. Sous le règne de Khosrow I Anushirvan (531-579), appelé Chosroès par les Grecs, des réformes mettent en place un nouveau système d’impôts, qui fut plus tard repris par les Arabes. L’empire s’étend sur l’Arabie méridionale, permettant le contrôle du commerce entre Byzance et l’Extrême-Orient (Inde, Chine). Les victoires qui mettent fin à la domination des Hephtalites, entraînent également une expansion importante vers l’est, jusqu’à l’Oxus. Ce même empereur réalise de grands travaux publics, comme des canaux d’irrigation, ou la fondation à Jund-i Shapur d’une école médicale fondée sur les théories grecques. C’est également sous son règne que sont accueillis à la cour les moines nestoriens d’Edesse et de Nisibie ainsi que les philosophes d’Athènes et d’Alexandrie persécutés par l’Eglise et les autorités byzantines. Sous la protection des Sassanides, ces savants continuèrent à traduire des ouvrages scientifiques et philosophiques. Et c’est grâce à leurs travaux, que les Arabes lors des conquêtes arabomusulmanes de la Perse et de Syrie retrouvèrent une partie importante du patrimoine grec. Néanmoins, à cause de la décomposition des principes, de la disparité des castes et la propagation des doctrines bancales, cette nation n’a pu éviter la dégradation. Entre le symbolisme de Zoroastre qui a posé les bases de la religion mage et le nihilisme de Manès qui a interdit le mariage pour accélérer l’extinction de l’espèce humaine, en passant par l’existentialisme de Mazdak qui considère que les hommes doivent mettre en commun leurs biens et partager leurs femmes, nous entrevoyons une situation sociale putride et un système politique maladif sur la base desquels aucune autorité ne pourrait persister. Une nation émiettée et une anarchie qui ne s’achèvera qu’avec les conquêtes arabomusulmanes.

Ainsi Byzance, appelée à perpétuer la tradition d’Athènes et de Rome, avait failli à sa mission. Non seulement elle n’avait pas su garder les trésors de la culture dont elle était la dépositaire, mais s’était rendue coupable de la destruction d’un grand nombre d’ouvrages scientifiques et de monuments artistiques de l’antiquité. Cet héritage de la connaissance humaine qui n’a pu être sauvé, préservé et enrichi que grâce à l’intervention des conquêtes arabomusulmanes comme nous le verrons dans de prochains articles.

Un prochain article sera également dédié à la situation de la péninsule arabe à l’aube de l’Islam. Ce cas mis à part étant donné qu’une étude plus approfondie serait plus judicieuse.

Références :

  • « Défense du dogme et de la loi de l’Islam contre les atteintes des orientalistes », traduction du livre de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, Difâ` `an Al-`Aqîdah Wash-Sharî`ah didd Matâ`in Al-Mustashriqîn, éditions Nahdat Misr, deuxième édition, janvier 1997.
  • « Apport des musulmans à la civilisation », livre de Haidar Bammate, éditions Tawhid, Lyon, 1998.

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Ibn Badis: La culture au service de la décolonisation

Posted by chams on 31 December 2007

 

Nombreux sont ceux qui ont lutté contre la colonisation, la plupart d’entre eux ont axé leurs luttes dans les champs politique, syndical et militaire. Un champ a été souvent négligé par de nombreux militants : « la décolonisation culturelle ».Abd Al Hamid Ibn Badis fut le leader de cette lutte dans le contexte algérien. Nous allons au cours de cet article présenter les aspects les plus importants de la vie de ce personnage tout en montrant l’efficacité de son approche « se cultiver pour se libérer »

La crise culturelle algérienne après la colonisation :

Au début du 19ème siècle, l’Algérie était parmi les états les plus civilisés de l’empire ottoman, le taux d’analphabétisme était plus bas qu’en France. Ceci était acquis grâce aux mosquées et aux écoles coraniques qui jouaient un rôle culturel et éducatif très important.

Lorsque la France a mis les pieds en Algérie et devant les difficultés militaires que trouvaient ses forces pour envahir le pays, les dirigeants français étaient conscients que la colonisation culturelle pourrait faciliter la tache aux militaires.

C’est pour cela qu’elle s’est attaquée en premier lieu aux écoles coraniques et aux centres éducatifs, de nombreux d’entre eux ont été fermés, et l’enseignement de la langue arabe a été prohibé, seules les écoles francophones étaient autorisées à diffuser le savoir.

En conséquence, le taux d’alphabétisme a chuté rapidement pour atteindre les trois pour cent à la fin du 19ème siècle et le maraboutisme s’est répandu de façon très significative.

Naissance et éducation

Ibn Badis est né à Constantine en 1889. Il a reçu un enseignement traditionnel, et a éprouvé depuis son enfance une passion pour le savoir.

A l’age de 19 ans, il se rendit à Tunis pour poursuivre ses études dans l’école prestigieuse de la Zitouna, là il fut diplômé après quatre ans d’études.

De retour en Algérie, il commença à donner des cours à la mosquée de Constantine, mais de nombreux obstacles l’ont empêché de continuer. En effet, les responsables de culte de la ville de Constantine étaient jaloux et mettaient les bâtons dans les roues afin que ses cours ne se passent pas dans des meilleures conditions.

En 1917, il se rendit à la Mecque pour faire le pèlerinage et il décida de ne plus revenir chez lui car l’acquisition et la diffusion de savoir et beaucoup plus aisée à la Mecque qu’en Algérie.

Mais quatre ans plus tard, il décida de revenir chez lui afin de contribuer à la libération de son pays. Il rencontra juste avant de rentrer Al Béchir Al Ibrahimi et les deux hommes se sont mis d’accord sur une stratégie de libération de l’Algérie.

Ibn Badis l’éducateur

De retour en Algérie, Ibn Badis se consacra à la diffusion du savoir. Il donnait des cours tout au long de la journée ; cela va des sciences éducatives telles: la littérature, l’histoire, la géographie aux disciplines civiques et religieuses. Son action pédagogique ciblait aussi bien la jeunesse, garçons et filles, que les adultes.

Son but au départ était de former un corps enseignant pouvant l’aider à diffuser le savoir dans toute l’Algérie.

Une fois ce corps enseignant prêt, il passa à la deuxième étape de sa stratégie : la création des écoles.

Ibn Badis créa en 1926 la première école primaire arabophone en Algérie. En 1930, il créa l’association de l’éducation et de l’enseignement islamique qui avait pour but de diffuser les connaissances et l’éthique islamique dans la société Algérienne. L’association a fait un travail énorme de formation des jeunes algériens. En 1930, le nombre d’écoles faisant partie de l’association a atteint les 70 écoles et le nombre d’étudiants a atteint les 30000 étudiants.

Ibn Badis le journaliste

Ibn Badis créa en 1925 un journal intitulé « al muntakid » -Le Censeur-, qui avait pour but de montrer les aspects négatifs de la société Algérienne afin de les remédier. Il s’est attaqué dans pas mal d’articles au maraboutisme qu’il considéra en contradiction avec les valeurs musulmanes authentiques.

Il n’a pas hésité dans certains articles de critiquer la politique colonialiste française et d’appeler les algériens à s’unifier contre la colonisation. A cause de cela, le journal a été censuré en 1926.

Il créa un autre journal « achihab » -Le Météore-. Dans ce journal, Ibn Badis a évité de parler de politique, mais mettait en avant ses idées réformistes afin de libérer les algériens des idées mortes qu’ils ont reçus et de rectifier leurs fois. A travers son journal, il a entrepris une vigoureuse défense de la langue arabe et de la liberté du culte.

Ibn Badis : Le réformateur religieux

Ibn Badis a subi l’influence du mouvement salafi réformiste musulman prônant le retour à un Islam purifié de toutes les déformations qui l’ont dénaturé. Ce mouvement a trouvé son inspiration dans la pensée de Jamal Eddine Al Afghani, Mohamed Abdou et Mohamed Iqbal.

Il appelait au retour aux sources de l’islam, tout en évitant le traditionalisme, ceci sans rompre avec les réalités et les défis de son époque.

Cette influence s’est concrétisée par la réforme de la pratique religieuse en Algérie en combattant les pratiques obscurantistes d’un certain nombre de confréries soufis.

Grâce à son talent d’orateur, à son action journalistique, à sa pédagogie, à son esprit d’ouverture et à son contact permanent avec toutes les classes du peuple algérien, Ibn Badis avait plus de succès que ses prédécesseurs : ses idées réformatrices se sont propagées rapidement dans les milieux populaires et le maraboutisme a pratiquement disparu dans les villes vers la fin des années trente.

Ibn Badis et la libération de l’Algérie

Bien qu’oeuvrant loin du champ politique, la contribution d’Ibn Badis à la libération de l’Algérie était très importante.

En luttant pour sauvegarder la personnalité algérienne et éliminer les déformations maraboutiques qui défiguraient l’islam et en faisaient un instrument au service de la domination coloniale, il forma une génération d’hommes bien attachés à leur culture, à leur religion et à leur patrie, conscients des défis de leur époque. Cette génération constitua le noyau dur de la révolution algérienne qui s’est déclenchée cinq ans après son décès.

Paroles d’Ibn Badis:

La nation algérienne n’est pas la France, ne peut pas être la France et ne veut pas être la France.” (Echihab – Avril 1936)

Le peuple musulman, imprégné de principes démocratiques islamiques, ne peut suivre une doctrine qui ne préconise l’évolution humaine que par l’hégémonie d’une race sur les autres. Les principes islamiques sont basés sur l’égalité de tous les êtres humains.” (Déclaration faite le 3 avril 1937 au journal “La Lutte sociale”,organe du Parti communiste algérien).

L’indépendance est un droit naturel pour chaque peuple de la terre. Plusieurs nations qui nous étaient inférieures du point de vue de la puissance, de la science, de la force potentielle et de la civilisation ont recouvré leur indépendance. Nous ne sommes pas des devins et ne prétendons pas – à l’image de ceux qui déclarent que l’ Algérie demeurera éternellement ce qu’elle est – partager avec Dieu la connaissance de l’avenir, De même que l’Algérie a changé à travers l’histoire, de même il est possible qu’elle continue à se transformer.” (Echihab – Juin 1936).

L’islam a libéré l’intelligence de toutes croyances fondées sur l’autorité. Il lui a rendu sa complète souveraineté dans laquelle elle doit tout régler, par son jugement et sa sagesse“.

“(…) Et nous aimons l’humanité que nous considérons comme un tout et nous aimons notre patrie comme une partie de ce tout. Et nous aimons ceux qui aiment l’humanité et sont à son service et nous détestons ceux qui la détestent et lui portent tort.” (El Mountaquid – juillet 1925)

 

Référence: Site officiel d’Ibn badis http://www.binbadis.net

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Le trésor du passé

Posted by wajdi on 31 December 2007

 

 

 

 

Plusieurs gens, lorsqu’ils vont lire le titre de cet article, vont dire : Ah! Il va commencer à parler du passé, ce n’est pas la peine de continuer, on n’a pas de temps à perdre pour lire des histoires, on doit tout d’abord trouver des solutions pour les problèmes qui nous enveloppent.

Cette réaction, tout à fait fausse, peut être justifiée par la méconnaissance du principe qui dit :  « Pour comprendre le présent et construire le futur, il faut aller à l’école primaire ».

Mais, ne vous vous inquiétez pas, pour être admis à cette école, vous n’avez pas besoin ni de préparer les papiers d’inscription ni d’acheter la fourniture scolaire, vous avez seulement besoin d’un

livre et surtout d’un esprit éveillé.

Quelle est donc cette école ? C’est l’école du passé.

Est-ce-que vous savez le premier à utiliser cette méthode pour éduquer les gens et leur montrer le chemin qu’ils devront suivre pour atteindre le bonheur. C’est notre dieu.

On peut remarquer ça à travers le verset Coranique suivant :

{نَحْنُ نَقُصُّ عَلَيْكَ أَحْسَنَ الْقَصَصِ بِمَا أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ هَـذَا الْقُرْآنَ وَإِن كُنتَ مِن قَبْلِهِ لَمِنَ الْغَافِلِينَ }يوسف3

« Nous allons te narrer, grâce à la révélation de ce Coran, l’un des plus beaux récits dont tu n’avais auparavant aucune connaissance.

D’ailleurs le tiers du Coran est composé d’histoires.

Et pour mieux comprendre le profit qu’on peut tirer de son passé pour améliorer sa situation actuelle je vais parler de la civilisation islamique et son apport à la civilisation humaine ni pour pleurer ni aussi pour faire l’éloge mais pour répondre à deux questions fondamentales:

Comment les musulmans sont-ils-arrivés à atteindre ce degré de prospérité dans tous les domaines de la vie ?

Quelles sont les causes du déclin actuel qui a poussé beaucoup de gens à formuler des critiques de passivité et de fatalisme contre l’islam?

La réponse à ces deux questions s’obtient facilement en méditant sur le sens de l’affirmation suivante :

« La contribution musulmane à la civilisation humaine a été assurée par des gens dont le génie scientifique a réussi des merveilles harmonieusement liées à une foi sincère en dieu et donc harmonieusemnt liée aux valeurs morales ».

En effet ces gens là ont bien compris le sens de leur existence, ils ont compris qu’ils avaient une mission à accomplir et ils étaient aptes à faire des énormes sacrifices pour être parmis ceux dont le prophète de l’islam a dit à leur égard  « Les meilleurs des gens sont ceux qui sont les utiles aux gens ».

Il existe aussi une loi connue chez tous les juristes musulmans qui dit: « Quand et où il en va de l’intérêt commun, l’action est un ordre divain ». Cette loi était vraiment la base sur laquelle était bâtie la civilisation islamique, et le fait que plusieurs musulmans qui ont excellé dans tous les domaines de la vie étaient en même temps des dirigeants des prières dans les mosquées et parfois des conseillers réputés dans les querelles théologiques témoigne cette réalité, et c’est pourquoi en occident, l’absence de ce principe si évident dans la loi islamique a conduit à un divorce violent entre l’église et l’état.

Finalement, pour illustrer concrètement ce que j’ai dit précédemment, je vais citer l’exemple de deux musulmans qui ont beaucoup influé l’histoire de la science sachant que les apports de la culture islamique à la civilisation humaine sont beaucoup plus vastes.

Le premier est Abou Ali Al-Hussein Ibn Abd-Allah, connu en orient sous le nom d’Ibn Sina et dans le monde entier sous celui d’Avicenne qui fut sans doute le plus grand des médecins de l’orient musulmans.Son ouvrage nommé Règles de médecine fut édité en arabe à Rome en 1593.

Divisé en cinq livres, il comprend la physiologie, l’hygiène, la pathologie, la thérapeutique et la matière médicale. Pendant six siècles, du XIIe au XVIIe siècle, cette oeuvre maîtresse servit de base de’études médicales dans toutes les universités de France et d’Italie. Pendant le XVe siècle, elle connut quinze éditions en latin et une en hébreu. Elle fut réimprimée jusqu’au XVIIIe siècle, et encore au début du XIXe siècle, on la commentait à la faculté de Médecine de Montpellier.

Avicenne composa, en outre, un livre sur les Remèdes pour le coeur et un certain nombres de poèmes sur la médecine. Sa pharmacopée comportait environ 760 drogues…

Le deuxième est Hassan Ibn AL-Haytham. Son traité d’optique a été un événement scientifique de toute première importance. M. Charles estime qu’il fut « l’origine de nos connaissances en optique »

Cet ouvrage traite du lieu apparent des images dans les miroirs, de la réfraction, de la grandeur apparente des objets, de l’usage de la chambre noire qui devait se révéler si important dans la photographie, etc. Les travaux de Hassan Ibn Al-Haytham relatifs aux lentilles grossissantes inspirèrent les recherches de Roger Bacon, de Kepler et d’autres Occidentaux sur le microscope et le téléscope. Critiquant la théorie d’Euclide et de Ptolémée, il donna le premier une description exacte de l’oeil, des lentilles et de la vision binoculaire…

J’espère à travers ce court aperçu vous avoir convaincu sur l’importance d’étudier notre histoire afin de tirer des leçons qui pourront nous éclairer le chemin et nous aider à répandre le bien dans tout le monde et secourir l’humanité en n’oubliant jamais que c’est un ordre divain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le sel dans nos bouches

Posted by islem on 28 December 2007

 

Tu te réveilles un beau matin (ou peut être pas), tu l’accueilles avec un beau sourire et tant de rêves. Tu prépares ton café, et peut être tu cherches un journal à lire pour accomplir ta tâche universelle: connaître les actualités dans le monde. S’y sentir impliquer ou non présente une autre problématique. Et durant tous ces instants magnifiques pour certains et ordinaires pour d’autres, n’oublie pas de remercier Dieu que tu possèdes encore le droit de mettre du sucre dans ton café car il y a des gens dans ce monde qui sont obligés chaque matin de prendre un café bourré de sel, si ce n’est pas à chaque instant de leur vie.

Si tu jouis encore dans ta vie du pouvoir de distinction entre le sel et le sucre, il y a des hommes et des femmes qui ont été privé de ce simple et inné droit sans même avoir besoin de leur couper la langue. Quand on a commencé à apprendre notre langue maternelle (l’arabe), on a acquis la logique de la conjugaison des verbes. A titre d’exemple, on ne peut pas dire il ‘détournent’ la réalité, ‘définissent’ le sens du terrorisme et ‘redessinent’ sur terre les frontières des pays et des cerveaux humains. Mais aujourd’hui cette règle est devenue possible car tout ce conjugue selon la nouvelle loi ‘celle du plus fort’ : le singulier avec la puissance est devenu ‘un pluriel’ à C’est la définition de la démocratie de notre siècle.

Un jour, nous étions les fondateurs de l’histoire, et notre histoire aujourd’hui fond comme un morceau d’iceberg entre nos mains froides et s’évapore pour donner “le droit” aux médias de redéfinir l’histoire et d’énoncer le théorème de “la civilisation de la force” et non celui de “la force de la civilisation”. C’est le même théorème qui a conduit à l’effondrement du royaume de la reine de Palmyre (une oasis du désert de Syrie à 210 km au nord-est de Damas) Zénobie vers 272. Et l’histoire évaporée vient chatouiller nos pieds, enlacer nos oreillers et s’insinuer dans les ports de nos peaux… Mais notre froideur tue toute tentative en oubliant la sueur de ceux qui sont morts pour bâtir Bagdad… Et les Kalachnikovs de ceux qui sont venus pour la détruire.

On écrit toujours des poèmes en sentant le sel qui ravage nos bouches comme il a ravagé un jour Carthage ; une amertume qui cherche à retrouver dans l’art un moyen pour rafraîchir notre conscience, redessiner la réalité déformée et la diffuser dans le monde entier. Peut être on sent le sel qui brûle nos langues fouettés par des cris de renonciations (même instantanés). Mais il faut continuer à écrire, à s’exprimer et à crier même à travers la voie des touches de nos claviers :

« NON ! » pour toutes les atrocités de l’homme sur terre contre Musulmans ou Non Musulmans. En effet, même si tu n’as pas de voix, tu peux crier car il y a plusieurs façons de le faire: écrire c’est crier, s’exprimer c’est crier, aimer son histoire et son identité et les défendre c’est crier.

Je ne vous demande pas de crier à haute voix même si ça nous soulagera, mais d’entendre les cris des autres et de leurs passer le message que nous ne sommes pas sourds à leurs douleurs et oppressions. Pour cela, je vous invite à entendre ces cris différents par le coeur et la raison et à consulter les deux liens suivants :

– Le premier illustre une scène d’un feuilleton Syrien (l’acteur principale est Jamal Suleimane):

http://youtube.com/watch?v=E0JcsDAdMPM&mode=related&search=

Le deuxième est un vidéo clip d’une chanson du chanteur iraquien Kathem al Saher qui s’intitule

« Cowboys and fire » رعاة و نار

http://youtube.com/watch?v=rBhXSgGAFEg&mode=related&search=

J’ai aussi traduit les paroles de la chanson en anglais :

Cowboys and fire

The taste of Euphrates has become bitter

From everywhere it passes and its water flows

And the homeland who suffers from its grieves is being driven to a tomb

Besides, Iraq has his own tears and candles

And it is not a secret that Iraq has secret

He has been torn

And his water is an amalgam of crossed Rivers

Are we really Arabs?

Though, in Iraq death is betrayal

Are we really Arabs?

Though, in Iraq News are shocking

And the war in his law (Bush) is fleeing and coming back to attacking

And betrayal in his law has become a victory.

Because of the poles of power, demolition is continuing

And the obscure scene has not been crossed by the lightening voice of the

Morning’s prayer (Athan of Fajr)

Allah is the Greatest One, Allah is the Greatest One. (Allahu Akbar)

You who is aspiring to violate our Iraq did you find an excuse?

You, who is slandering in our blood,

You’ll find in our chest the courage to get shut

You, who are unconscious of your acts,

Do you really know our names?

And that we have brown foreheads?

And the cicadas had embroidered for our Irakiens a dress of poverty

Without a proof, they attacked us

But the patience of Nations has boundaries

And every tiran in spite of his overshadows: he does have an end

And the darkness is not eternal

History taught those who read it

That oppression is finite

It has also taught those who wrote it

That letters are red

Iraaaaaaaaaaaaaaaq, Iraaaaaaaaq, Iraq

You are the beacon of the glory and still is

We need nowadays a day like Badr’s day

Which will teach those who are pressing dreadfully on our chests

That Iraq is FREEFREEFREE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

We are FREE if only we want it to be. Freedom can’t be a wish but it is an act. {Nous sommes libres si nous voulons l’être. La liberté n’est pas un voeu mais un acte}. Cette idée résume ma pensée sur la notion de la liberté. Et la liberté suprême c’est celle qu’on découvre dans l’Amour d’Allah (Dieu) et dans son obéissance. Quand un jour on peut atteindre cette liberté, on pourrait se libérer de tous nos vices et toutes nos craintes de soi et d’autrui. On aura la bravoure et le courage d’affronter tous ceux qui veulent nous faire croire que la lune était un oiseau et le volcan dérive d’un poisson. Le jour où on retrouve cette liberté, on trouvera la force dans les douleurs de la belle Shéhérazade qu’on flagelle et verse impitoyablement l’urine sur ses blessures… Notre Shéhérazade a oublié l’art de raconter des contes des « Milles et Une Nuit » car personne ne l’écoute et personne ne veut regarder une femme dont le visage a été brûlé.

Shéhérazade n’as pas encore terminé son conte sur le Cow-boy venant de Texas cherchant à voler son or, ses bijoux et sa beauté et la forçant à oublier toutes les belles histoires qu’elle avait un jour racontées. Mais un lendemain, elle se réveillera pour terminer l’histoire inachevée sous la voix de l’appel à la prière de l’aube (‘Fajr’) puis le premier rayon du soleil d’Allah qui unit les coeurs de tous ceux qui cherchent la LIBERTE.

Le jour où on retrouvera cette liberté, nos terres seront libérées.

 

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Numbers and digits

Posted by alhayetamal on 9 December 2007

10+1=11, even a little child at primary school can perform this “simple” mathematical calculation. He can also explain that 10 > 1 because in the first number we have a one on the tens position and in the second number the one is in the units position. But can you convince the little child how it took a very long time for humanity to discover what he consider as a “simple” calculation system. How the Indian was the first to use these digits and to make some relatively big calculation. How Arabs used the same system in the 8th century, developed new mathematical calculation methods and helped it propagating and how it didn’t spread in Europe until the 12th century.

In the Roman numeral system different symbols were used to represent a numerical value. they used I for one, V for five, X for ten, L for fifty, C for one hundred…using these symbols is not adapted for big numbers, in fact representing numbers can become rapidly hard and confusing.

For instance, the number 487 is represented as follow: CCCCLXXXVII. Such representation can not enable using big numbers and does not permit calculations.

On their side, the Indians used only one symbol for every digit and used a positional numeral system to make numbers. In their system, every position has a specific value; the first position on the right is for units the second for tens, the third for hundreds, the forth for thousands…

Using the positional numeral system simplifies too much the representation of numbers. Up to the 6th century, the positional numeral system was used only by the Hindus and the Mayas, therefore they was the only ones able to carry out big mathematical calculations.

But until the year 400, there was no digit representing the naught. To write down the number 408, Hindus put a symbol between the four and the eight to differentiate it from 48, and they called it a hollow. They used to put a dot or a circle in this hollow and then it became a digit, the nought.

In the year 776, after meeting an Indian mathematician and astronomer, the Abbasid caliph, Al-Mansur, ordered to translate numerous books about astronomy and calculations into Arabic. We site as example the book “Sind Hind”. These books helped Arabs to know Indians numbers and the positional numeral system so they started using it. Understanding the new systems needed a lot of effort, but still that it was rapidly spread and used by Arabs.

At the same period, “Al-Khwārizmī”, who is an Islamic mathematician, astronomer and geographer, wrote a little book to explain how to use the Indian system of numeration. He explained the operations of addition, subtraction, multiplication, division and calculating quotients. He also wrote a book about resolving the linear and quadratic equations “al-Kitab al-mukhtasar fi hisab al-jabr wa’l-muqabala” which means “The Compendious Book on Calculation by Completion and Balancing”. This book was first translated into Latin in the twelfth century, and the word algebra is derived from the name of the book.

Thanks to the books of Al-Khwārizmī, the west learnt how to use digits and to make calculations. Note that the word “algorithm” derives from the name of this mathematician.

References :

Shams al-‘Arab tasta‘ ‘ala al-Gharb Arabic translation of the book “Allahs Sonne über dem Abendland” – Sigrid Hunke

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