Un premier pas pour découvrir nos racines

Pour que nos ailes sachent voler

  • Bienvenue

    Ce site est une invitation à faire partie de ce projet modeste qui paraît petit mais il n'est qu'un premier petit pas dans un long sentier. Un sentier qui aura pour fin de faire valoir notre patrimoine et notre héritage culturel tel qu'il se doit de l'être.
  • Tunisia's Photos

    Le vieux port de Monastir

    Monastir, charmante ville

    Le_Grand_Ribat_Monastir

    Grande Mosquée de Monastir

    Ribat de Monastir

    Mosquée de Bourguiba Monastir

    Byadha Medenine

    Medenine

    Medenine

    Rafraf

    More Photos

Archive for the ‘Société’ Category

Un mode de vie

Posted by Chedly on 13 January 2008

Souvent on trouve dans les CV une rubrique “hobbies” où on indique nos passe-temps, et il existe sans doute une panoplie de réponses possibles, mais certains répondent: “la lecture”. Et là, je m’étonne! Est-ce possible pour un musulman de dire: mon passe-temps est de manger ou de boire de l’eau?! Non, parce que ce sont des nécessités, et non pas des passe-temps. De même, je pense que la lecture est une nécessité pour tout être humain. Nous ne devons pas se contenter de lire un livre ou deux, et de le faire un jour par semaine ou quelques mois par an… Mais nous devons considérer la lecture comme un “mode de vie”: pas un jour qui passe sans lire quelque chose. Et je vise ici la lecture utile bénéfique et pas n’importe quelle lecture (on peut bien sur préférer un sujet par rapport à un autre).

Si on regarde la biographie du Prophète, paix et salutation sur lui, on trouve une attention particulière à la lecture. Par exemple, je vous invite à réfléchir sur la première révélation: “Lis!”. La révélation aurait pu commencer par n’importe quel autre mot, mais ce coran révélé sur 23 ans a commencé par le mot: “Lis!”. Bien que le Prophète, paix et salutation sur lui, était illettré, bien qu’il a des milliers de vertus et de qualités avec lesquelles le Coran aurait pu commencer, mais la révélation lui a dressé un ordre clair et direct qui englobe un mode de vie de la Nation de l’Islam: “Lis!”.

Etant donné que le Prophète, paix et salutation sur lui, était illettré, il a répondu: “je ne sais pas lire”, en pensant que cette réponse est suffisante, mais l’archange Gabriel a répété deux fois le même mot avant de lui dire Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé(1) qui a créé l’homme d’une adhérence(2) Lis! Ton Seigneur est le Très Noble(3) qui a enseigné par la plume [le calame](4) a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas.(5)“.

Cette histoire entre le Prophète, paix et salutation sur lui, et l’archange Gabriel s’est passée avant que ce dernier explique qu’il est un ange, que le Prophète, paix et salutation sur lui, est le messager de Dieu, que ces paroles sont le Coran, et que c’est le début d’une nouvelle religion: l’Islam… Ceci ne constitue-t-il pas un message fort à la nation de l’islam?! Est-il concevable que les premiers mots du Coran parlent d’un passe-temps que certains apprécient et d’autres n’aiment pas? Le Coran contient plus de soixante dix-sept mille mots et des milliers de commandes: prière, aumône, pèlerinage… et parmi tout ceci, le premier mot était: “Lis!”. Et ce n’est pas que le premier mot, mais les cinq premiers versets parlent de la lecture. On peut alors se demander: Pourquoi est-ce que nous lisons?

Dieu l’a expliqué dans ces premiers versets: nous lisons pour apprendre. Toutefois, Dieu n’a pas commencé le Coran par: “apprentissage”, mais par: “la lecture”. Sans doute il y a de nombreux moyens d’apprentissage, comme l’audition et la vision… Mais la lecture reste le moyen le plus important.

Dieu tout-puissant nous définit, dans ces cinq premiers versets, deux principes importants:

“Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé”: il faut lire au nom de Dieu, donc on ne lit pas ce qui fâche Dieu mais on lit pour apporter du profit à la terre et aux êtres humains.

– Jamais la lecture ne doit nous faire oublier la modestie, mais rappelons nous toujours que c’est Dieu qui nous a permis de lire: “Lis! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame]” et que c’est lui qui a “enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas”. Jamais nous ne devons oublier que quel que soit le haut degré de connaissance que nous pouvons atteindre, c’est Dieu Tout-Puissant qui nous l’a appris. Le Tout-Puissant dit: “Et craignez Dieu. Alors Dieu vous enseigne” et il dit : Et on ne vous a donné que peu de connaissance”. Ce principe est lié à un autre défini par Dieu. Il s’agit bien entendu de l’intention «enniya». En effet, le Prophète, paix et salutation sur lui, dit dans un hadith: “من طلب العلم ليماري به السفهاء، أو ليباهي به العلماء، أو ليصرف وجوه الناس إليه، فهو في النار. Chacun d’entre nous a donc intérêt à penser à l’intention avant de commencer chaque lecture.

En passant en revu la biographie du Prophète, paix et salutation sur lui, un événement étrange attire notre attention, compte tenu de l’époque et de la situation. Il s’agit du moment où le Prophète, paix et salutation sur lui, Mohamed a demandé aux prisonniers de la bataille de Badr, en contre partie de leur libération, d’apprendre à dix musulmans à lire et à écrire! C’est une demande très étrange: Si on regarde les musulmans à l’époque de Badr, nous les trouvons en manque d’argent, ayant besoin de garder leurs prisonniers pour les échanger contre les prisonniers musulmans… mais le Prophète, paix et salutation sur lui, paix et salutation sur lui, savait que la lecture, l’écriture et l’apprentissage sont des pré-requis pour toute nation qui veut le développement, le progrès et la prospérité…

On voyait aussi que les compagnons avaient un estime particulier pour ceux d’entre eux qui savent lire et l’exemple en est Zaid ben Thabet. Ce jeune compagnon (de treize ans !!) qui a occupé une place si convoité. Regardons ensemble, Zaid Ben Thabet, parmi le grand nombre de compagnons, était devenu en permanence avec le Prophète, paix et salutation sur lui, paix et salutation sur lui, parce qu’il maîtrise la lecture et l’écriture. Il est devenu même un de ceux qui écrivent la révélation (le Coran), un rédacteur des lettres du Prophète, paix et salutation sur lui, et un traducteur de la langue syriaque et de l’hébreu.

Nous connaissons tous Abou Hourayra, qui était le compagnon qui mémorise le plus les paroles du Prophète, paix et salutation sur lui. Mais malgré cette prestigieuse distinction, il considère que Abdullah Ben Amr Bin Al Aas est mieux que lui. Pourquoi? Il dit: “je suis celui qui raconte le plus les citations du Prophète, paix et salutation sur lui, sauf Abdullah Ben Amr, il sait écrire et je ne le sais pas”

Ces attitudes – et d’autres – ont mis l’amour de la lecture dans les cœurs des musulmans. Les bibliothèques de l’histoire islamique ont été pendant des siècles les plus grandes bibliothèques du monde: les bibliothèques de Bagdad, Cordoue, Séville, Grenade, le Caire, Damas, Tripoli, Jérusalem… Une très longue histoire de la culture, de la civilisation et de la science…

Telle est l’importance de la lecture dans l’équilibre islamique. Et telle est l’importance de la lecture dans l’histoire des musulmans.

Avec toute cette histoire et toute cette importance, toutefois, la Nation de l’islam, malheureusement, souffre aujourd’hui d’un taux élevé d’analphabétisme! Les derniers chiffres (du 7-1-2008: source) parlent de 100 millions analphabètes, d’un taux de 29,7% qui atteint 46,5% chez les femmes!! Ce chiffre concerne l’analphabétisme clair, mais ce n’est pas le seul analphabétisme dont souffre notre nation. Un autre analphabétisme est le manque d’organisation de nos lectures, l’ignorance dans des domaines indispensables. Un analphabétisme qui existe parmi des gens qui savent très bien lire et écrire, et qui pourraient même avoir terminé leurs études universitaires, mais qui ne sont pas au courant de beaucoup d’importantes choses dans ce monde où nous vivons.

Certains ont un analphabétisme religieux. On peut trouver un professeur d’université, un médecin ou un avocat qui ne connait pas les fondements de sa religion, qui ne sait pas comment faire les ablutions, comment prier… Il se produit également pour les femmes qui doivent apprendre les commandements à suivre pendant la période des règles, chose importante et de laquelle dépend leur prière et leur jeûne. Ceci se produit avec la prière, le jeune… les piliers de l’Islam! Que dire alors des autres points !!

D’autres ont un analphabétisme politique; ils ne savent pas ce qui se passe autour d’eux, ni comment les choses évoluent. Ils ne savent pas ce qui se passe en Palestine ou en Iraq, ni ce qui se passe en Amérique ou en Europe… Ils ne savent même pas ce qui se passe dans le pays où ils vivent !!

Il y a des gens qui ont un alphabétisme lié à la loi, ils ne savent pas quels sont leurs droits et quels sont leurs devoirs…

Et on pourra énumérer toutes les sciences possibles. Beaucoup sont ceux qui aujourd’hui ne lisent pas ce qui leur assure une vie saine, ne parlons pas du savoir, des lectures spécialisées, de la culture générale …

La clé de la création de cette nation est le mot: “Lis !”. Il ne peut y avoir une nation sans lecture … et c’est pour ça que ça a été dit: “Nous ne craignons pas telle nation, car c’est une nation qui ne lit pas”.

Nous voyons donc que beaucoup de personnes passant du temps à la lecture, ne savent pas choisir leurs lectures. Nous ne sommes pas contre le divertissement mais contre l’abus de divertissement. La question qui se pose: qu’est ce qu’on retient après des heures de ce genre de lecture ? La lecture est d’une grande importance, mais l’objet des lectures est aussi important.

Donc, nous avons des problèmes majeurs:

La première: que certaines personnes n’ont pas l’habitude de lire, s’ennuient rapidement, et à chaque fois où ils commencent à lire, leur motivation disparait rapidement. Ils ont donc besoin de méthodes qui leur aident à lire.

Le deuxième problème: c’est que certaines personnes effectivement lisent, et passent de longues heures en lecture, mais ne le font pas pour un objectif précis, et n’ont pas une stratégie pour que leur lecture devienne utile et efficace. Ils ont donc besoin de propositions de lectures intéressantes.

La réponse à ces deux problématiques se trouve au lien suivant (rédigé en arabe par Dr Ragheb ElSergany en attendant de faire une traduction).

 

Remarque: Cet article est une traduction (avec des modifications minimes) de l’article du lien ci-dessus.

 

Posted in Culture, Société | Tagged: , , , | 4 Comments »

Présence islamique au Royaume-Uni

Posted by racine on 22 May 2007

Dans le cadre de ses activités culturelles, EMF Bordeaux a organisé le 28 Avril 2007 la journée de la diversité. Des représentants de différentes communautés dans le campus ont exposé quelques aspects de leurs cultures.
Nous allons vous faire partager l’intervention de Mr Omar Nour un étudiant anglais ERASMUS à Bordeaux, nous transmettons intégralement le texte que nous a proposé Mr Omar.

Je voudrais parler aujourd’hui de la présence islamique au Royaume-Uni parce que la culture musulmane anglaise est, en effet, une mélange de différentes cultures elle-même. Je propose, aussi, de parler de questions qui se posent autour de l’Islam en Grande-Bretagne de nos jours, et les problèmes qu’ils suscitent pour nous les croyants là-bas.
Je vais commencer cette présentation par l’histoire l’islam en Angleterre.Il me semble important de signaler au début que la présence de l’islam en Angleterre ne date pas de la deuxième guerre mondiale comme pense la plupart des gens; en effet, l’Islam a tracé ses liens avec la Grande-Bretagne dès le 8eme siècle, quand le roi de Mercia (qui était un royaume anglo-saxon existant à la fois) a décidé de battre les pièces avec une inscription islamique pour faciliter le commerce avec l’empire musulman en Espagne.
Puis, au Moyen Age, les textes musulmans (surtout ceux de médicine) étaient bien connus parmi les savants anglais – le livre médical de Ibn Sina, par exemple, était une référence pour les étudiants de médicine jusqu’au 17eme siècle.
Un certain John Nelson était le premier anglais enregistré avoir converti à l’islam au 16eme siècle. Deux cents ans après, on apprend du premier grand groupe de musulmans arrivés en Grande-Bretagne; ils furent partie de “The East India Company”/”L’entreprise Est Inde” en tant que marins. Pourtant, ces communautés n’étaient que temporaires (même si la première mosquée au Royaume-Uni a été construite à Cardiff en 1860) .La première communauté qui s’est installée de une façon permanente, peu après 1900, était composée des marins yéménites qui sont arrivés aux ports à Swansea (en Pays de Galles), Liverpool et Newcastle (en Angleterre). Certains d’entre eux ont migrés aux cités intérieures comme Manchester, Birmingham, et Sheffield.
Apres la deuxième guerre mondiale, le Royaume-Uni avait besoin d’ouvriers pour la reconstruction des grandes villes quasiment détruites par le Luftwaffe; comme d’habitude, le problème était celui d’argent. Les autochtones demandaient des salaires moyennes (une demande qui semblait juste), mais étant donné la grandeur des taches et la faiblesse de l’économie de l’époque, c’était tout simplement impossible. La solution était évidente au gouvernement qui avait au bout des doigts un vaste réseau des citoyens du Commonwealth attirés par une apparente amélioration de la qualité de vie, une autonomie économique qui n’était pas possible chez eux, et (le plus important) qui séraient content de travailler pour un salaire plus bas (par rapport à ceux des autochtones). Ceux qui arrivaient, étaient notamment d’origine Sud Asie et des Iles Caraïbes. Evidemment, on est plus intéressé aux communautés Sud Asiatiques – ceux qui, aujourd’hui, font la base de la communauté musulmane. On dirait que jusqu’à 60% (voire 65%) de la population musulmane est originaire de cette zone, alors que le 40% restant se compose des autochtones convertis , somaliens, nigérians, soudanais, malaisiens, bosniaques, albanais, et une communauté de plus en plus forte des kurdes. Récemment, il y avait une croissance étonnante de la population arabe, surtout à Londres et à Manchester, venue principalement de la Libye et l’Egypte, J’espère que ça vous a donné une meilleure idée de la composition de la présence musulmane en Angleterre.
Passant maintenant à la vie quotidienne pour les musulmans en 2007, et plus précisément aux deux sujets dont je voudrais parler. Le radicalisme et les difficultés d’être musulman en Angleterre.
Ca serait très simpliste d’entamer cette partie avec les événements du onze septembre, et surtout ceux du sept juillet, mais la vérité est que le radicalisme a les racines plus profondes. Disant que depuis environ vingt ans, on a témoigné, comme dans le reste de l’Europe, à un changement de génération. L’événement symbolique de ce changement a été chez nous l’affaire Rushdie en 1988, qui a marqué l’insertion dans la vie politique de la génération issue de l’immigration dont j’ai parlé tout à l’heure. Avant, la question de l’islam ne figurait même pas dans le débat politique intérieur, encore moins dans le débat public. Les images passées le plus souvent à la télévision montraient un islam réactionnaire sans aucune profondeur intellectuelle. Heureusement, c’était facile d’écarter ces gens comme une minorité folle, même si après on a dépensé beaucoup de temps et d’efforts pour restaurer l’image de l’islam. Néanmoins, le terrain était préparé pour les radicalistes et les islamophobes de la même façon, de nos jours.
Les attentats de l‘onze septembre et sept juillet n’ont servi qu’à aggraver le situation, car ces fois-là, on ne pourrait pas justifier les événements, quelque chose qui nous a rendu toujours à la défensive et ouvert aux assauts des islamophobes. De leur part, les radicalistes ont profité de la liberté d’expression et des medias qui sont toujours prêts à rapporter les histoires les plus choquantes pour montrer leurs messages de haine et pour transmettre un islam tordu. Par exemple, le Hizb-ut-Tahrir (dont je vais montrer une vidéo prochainement) ; un certain nombre de musulmans ont demandé au gouvernement britannique d’interdire cette organisation, une demande à laquelle il n’a pas répondu. Il y a deux thèses a l’intérieur des communautés musulmanes : i) qu’il s’agit d’un jeu du gouvernement avec ces partis-là pour justifier sa politique sécuritaire , ou, ii) qu’ils font partie du champ légitime et qu’il faut qu’ils puissent s’exprimer. Je comprends que, en tant que pays de refuge pour les activités politiques, c’est difficile d’arrêter quelqu’un ou une groupe préventivement, mais ces groupes font énormément de bruit au champ public qui est souvent montrer comme exemple de l’islam en Angleterre aujourd’hui, non seulement par les medias anglais, mais aussi par les medias internationaux, comme cette extrait de la télévision française.
Le problème, comme toujours, est celui d’argent. Ces groupes sont souvent financés de l’argent saoudite, et, qu’il est évident avec l’affaire de la vente des armes à l’Arabie saoudite l’année dernière (quand Tony Blair était accusé d’avoir profité directement, quelque chose qui est bien sur interdite pour les chefs d’état) ce pays est capable d’exercer beaucoup d’influence au niveau économique, donc il est vu comme un allié (et est ainsi protégé) plutôt comme un ennemi, et donc, le flot d’argent n’est pas interrompu.
L’autre problème principal, c’est que le problème susmentionné du radicalisme mette en pleine vue, ou plus précisément, sous l’inspection minutieux, les vies quotidiennes de la majorité des autres musulmans, du coup d’une suspicion dans la société britannique, même s’il y a de la part des autorités des précautions pour distinguer entre les individus dangereux et les communautés musulmanes pacifiques. Les cibles pour ces suspicions sont évidements ceux qui sont le plus évident et le plus facile à cibler ; malheureusement, ça veut dire nos sœurs. Nous avons déjà entendu des affreux exemples des sœurs qui ont été rejetées aux entretiens a cause de la voile, et, encore pire, d’une sœur qui a subi une agression sexuelle il y a deux mois dans un jardin public (en Ecosse) pour la simple raison qu’elle était musulmane. Le prochain clip que je vais montrer est la première instance qu’une telle histoire a tient le niveau national. Il avait lieu il y a trois ans.
Je ne sais pas quoi est le plus inquiétant ; le fait que l’accusée est une femme, ou le fait qu’elle est noire (un peuple que l’on attend de la compréhension de notre situation, ayant été persécuté lui-meme pendant 300 ans). De toute façon, j’espère que ça vous a montré la mesure et la profondeur à laquelle la société britannique se méfie de la communauté musulmane.

Je voudrais conclure en disant que l’avenir pour les musulmans en Grande-Bretagne peut encore être un avenir plein des espoirs. Nous attendons la mois prochaine la démission des responsabilités de Tony Blair, et il est probable que Gordon Brown, un homme qui a déjà dit qu’il voudrait s’éloigner des Etats-Unis et qui a visité l’Afrique pour les raisons humanitaires (quelque chose que M. Blair n’a jamais fait), serait le successeur. On espère que M. Brown a une meilleure compréhension des besoins de la communauté musulmane et sa volition de vivre et faire partie d’un Royaume-Uni paisible.

Omar Nour

Posted in Culture, Société | Leave a Comment »

Religion et Philosophie

Posted by alhayetamal on 22 April 2007

Depuis la deuxième moitié du 19ème siècle, plusieurs tendances réformistes sont apparues. Leur but est de comprendre les causes des crises que la civilisation arabo-musulmane a connues, et de proposer des solutions qui permettront à cette civilisation de vaincre ses faiblesses et de relever les défis du monde moderne pour pouvoir évoluer.Parmi les sujets qui étaient traités par ces réformistes, on trouve la question de la concordance entre la religion et la philosophie. Est ce que la foi et la raison sont en contradiction?

En lisant ce que certains réformistes ont écrit, j’ai découvert que ces derniers donnaient beaucoup d’importance à la philosophie tout en gardant la religion comme première référence. Dans certains articles, ils mettent en évidence l’importance de la philosophie dans le progrès des peuples. Ils ont relevé que chacune des sciences a un objectif circonscrit, et ils ont ensuite établit une sorte de hiérarchie des sciences au sommet de laquelle ils placent la philosophie.

Al Afghani par exemple dit qu’il est indispensable qu’il y ait une science mère qui puisse être considérée comme l’âme collective de toutes les autres sciences, afin de pouvoir les sauvegarder et les utiliser selon les besoins tout en donnant à chacune d’elle la possibilité de progresser. Or, la seule science qui puisse prétendre constituer l’âme collective, la force préservatrice et la cause de survie des autres est la philosophie (al hekmah) car elle traite de tout et de manière générale. C’est elle qui indique à l’homme ses besoins, qui explique la raison d’être des sciences tout en ayant recours à chacune d’elle dans son propre domaine. Si un peuple ignore la philosophie, en admettant même qu’il ait des connaissances dans toutes les autres disciplines scientifiques, il lui est impossible de sauvegarder, pendant plus d’un siècle, la vie des sciences dont il a connaissance.C’est par la philosophie que l’homme peut échapper à la bassesse et à l’animalité. Elle est l’acheminement de celui-ci vers le grand espace des sensations humaines et c’est elle qui le libère de sa sauvagerie, de sa barbarie, de l’obscurantisme et de l’ignorance.La philosophie permet à l’homme de devenir homme. Par elle l’existence humaine, nourrie de la sainte raison, mène à leur accomplissement, l’esprit, l’âme et la manière de vivre. La philosophie est alors ce par quoi l’homme quitte le cercle de la bestialité pour agir de façon rationnelle. Elle est ce qui permet aux tribus et communautés primitives d’acquérir une civilisation, une culture et une civilité. Un peuple doté d’esprit philosophique, même s’il est dans l’ignorance de disciplines scientifiques particulières, se trouve grâce à cet esprit philosophique, prêt à acquérir des connaissances dans divers domaines scientifiques.

Les premiers musulmans étaient étrangers à toutes les connaissances scientifiques, mais ils avaient pu, grâce à l’islam, acquérir un esprit philosophique qui leur donnait la possibilité d’être écoutés dans la discussion des affaires mondiales. Qui ne possèderait la moindre connaissance de la science historique saurait que, dans les temps passés, aucun peuple n’était plus loin de la civilisation et aucun ne menait une vie plus primitive et plus sauvage que le peuple arabe. Pour toute connaissance, il ne possédait autrefois que quelques poèmes dus à l’imagination et il ignorait tout des activités sublimes de la pensée, des perceptions générales et rationnelles des connaissances philosophiques et cela jusqu’à ce que le Dieu ait révélé le Coran au Prophète Mohammed. Dans ce Livre, après avoir invité les hommes à croire à l’unité de Dieu, à confesser leur foi dans les prophètes qui sont les messagers de Dieu, Il a blâmé en termes sévères l’ignorance, la sottise, l’aveuglement et obscurantisme. De même, à plusieurs reprises, Il a sévèrement critiqué le scepticisme et les cultes d’imitation. Par contre, Il a souvent loué avec éloquence la science, la philosophie, la connaissance, la pénétration, la réflexion et la clairvoyance.

On peut donc conclure qu’il n’y aucune contradiction entre la religion et la philosophie. Au contraire, la révélation coranique a permis la naissance de l’esprit philosophique chez les arabes, et elle fut la source du dynamisme de la raison, car elle les engage à comprendre le monde, à chercher, à analyser et à expliquer.Mais comment expliquer alors l’état de faiblesse de la civilisation arabo-musulmane aujourd’hui? Est ce que c’est le résultat de la perte de cet esprit philosophique? Et cette paresse intellectuelle qui nous envahi n’est elle pas le résultat de notre éloignement de nos références et de nos repères?

Référence : Aux sources du renouveau musulman – Tariq Ramadan

Posted in Réflexion, Société | 4 Comments »

Les glaives de l’esprit

Posted by chams on 23 March 2007

Tout au long de l’histoire, la passion prédominante des hommes était celle de posséder les biens matériels et de gouverner. Mais pendant l’age d’or de la civilisation islamique (9ème et 10ème siècle), une nouvelle passion est apparu et s’est propagée telle une course automobile : la passion des livres. Le niveau économique et social ne se mesurait plus par la fortune et le pouvoir qu’on détient mais en fonction des livres qu’on possède. Les bibliothèques sortaient de la terre comme des champignons. On comptait au Caire une centaine de bibliothèques contenant pas moins de 2 millions de volumes.

Cette passion fut partagée par toutes les classes sociales.

D’abord les hommes au pouvoir étaient parmi les plus fous des livres : le prince fatimide Al-Assis possédait six millions de volumes. Un certain vizir ne partait jamais en voyage sans emmener avec lui trente charges de chameaux uniquement constituées de livres.

Alors qu’on déposséda généralement le vaincu de ses richesses matérielles et de ses armes, les califes arabes de l’époque se sont intéressés plutôt aux richesses et aux armes intellectuelles : Harun al-Rachid, après la conquête d’Ankara n’exigea rien de plus que la livraison de tous les manuscrits grecs anciens.

Les plus passionnés étaient sans doute les intellectuels qui ont bien profité de ces richesses et de la multiplication des foyers scientifiques qui a crée une réelle émulation entre les différents groupes de savants et développant entre eux des liens multiples (échanges de lettres et de livres, visites, coopération autour d’un projet). L’époque a connu par conséquent l’apparition d’une génération de scientifiques polyvalents qu’on qualifierait d’encyclopédistes tel Ibn Sina, Al Kindi et Ibn Hazm, Abou Bakr al razi, al Tabari, Al Farabi, Jâbir Ibn Hayyan

On peut affirmer d’après ce qui a été rapporté (et qu’on a du mal à imaginer) que le moins chanceux parmi aurait lu des milliers de livres. Par exemple, le fameux médecin de Kairouan Ibn Al Jazar se vit dans l’obligation de refuser l’offre du sultan de Boukhara de venir à sa cour parce qu’il a fallu 400 chameaux pour transporter l’ensemble de sa bibliothèque !

Les amateurs de livres ne constituaient pas une petite élite car on en trouva parmi les gens de toutes les classes. Tout homme instruit qu’il soit commerçant ou charbonnier, Cadi ou Muezzin fréquentait les librairies. Sigride Hunke(1) rapporte que la bibliothèque moyenne d’un particulier contient plus d’ouvrages à elle seule que toutes les bibliothèques de l’occident réunies !

On peut s’interroger maintenant sur la source de cette passion pour un peuple qui n’avait pas à l’époque d’héritage scientifique et culturel énorme par rapport à celui des romains, des perses et des grecs…

A suivre

(1)Orientaliste allemande née en 1913.Elle a écrit un ouvrage très intéressant sur l’apport de la civilisation islamique intitulé « le Soleil d’Allah brille sur l’Occident »

Posted in Culture, Histoire, Société | Leave a Comment »

Etudiants Tunisiens en France

Posted by hamza on 22 March 2007

Un coup de fil au mois d’août et hop la nouvelle tombe, admis dans une école d’ingénieurs en France. Une nouvelle de quoi être fier, mais d’où vient cette fierté? N’y a-t-il pas d’écoles d’ingénieurs en Tunisie? Et s’il y en a, ne permettent elles pas une aussi bonne formation que ses collègues françaises? Des questions qu’on ne pose jamais après deux années de labeur en école préparatoire. Oui, il existe des écoles d’ingénieurs en Tunisie. Oui ces écoles donnent une bonne formation, pas toutes les écoles mais au moins quelques unes les plus réputées. Alors pourquoi cette fierté? Pourquoi ce choix de migrer?

Un premier facteur peut être relevé, c’est le facteur social. En effet dans une société telle que la tunisienne le fait d’être admis dans une école française donne de l’estime dans le cercle familial du concerné. Ce qui fait qu’il ne réfléchit pas trop, “C’est un génie, il a passé le concours chez les français et on l’a accepté”, ” l’état l’envoie continuer ses études à l’étranger”. Ce sont des commentaires de ce genre qu’on entend quand on a “décroché” une admission dans une école d’ingénieurs. Pourtant ces commentaires sont faux ou plutôt sont des flatteries non justifiées. Le fait qu’on soit admis dans un concours n’a rien de génie il y en a des génies qui font la faculté des sciences à Tunis ou à Sfax, réussir un concours est aussi le fruit de deux années de bourrage de crâne en école préparatoire où on apprend toutes les astuces des concours, attention ceci ne nie pas le fait que les “taupins” comme on les appelle ont des pré requis leurs permettant de supporter cette formation. L’état certes donne une bourse d’études pour ses étudiants selon un critère précis mais l’étudiant peux rester en Tunisie ce n’est guère la volonté de l’état mais plutôt une habitude qu’on perpétue et qu’on réanime selon les règles du jeu en place, des règles qui ne dépendent ni des étudiants ni des concours mais de facteurs politiques.

Aussi en Tunisie il y a une sorte de regard idyllique pour la France, sans oublier que c’était l’occupant qui nous a offert une indépendance en 1956, on reste lié à sa civilisation tant sur le plan économique que sur le plan culturel. Nous nous inspirons de ses méthodes dans l’enseignement dans l’économie voire parfois dans les symboles culturels de la société qui se reflètent dans les médias, seulement ce n’est que l’apparence qu’on copie. Ceci joue un rôle important dans ce choix de migration. En même temps il y a aussi ceux qui choisissent d’immigrer parce qu’ils sentent qu’ils ne peuvent pas mener la vie qu’ils veulent chez soi, soit parce que leurs idées ne concordent pas avec la norme de la société et ils se sentent donc opprimés voire frustrés soit parce qu’ils pensent qu’il leur faut une expérience dans un pays de droit comme la France pour pouvoir avancer les choses dans le pays.

Entre fausses idées, rêveries et recherche de l’idéal se partagent ces tunisiens qui, un jour, se sont trouvés en statut d’immigrés à la quête d’une gloire, d’une fortune ou d’un rêve d’une vie meilleure.

Posted in Réflexion, Société | Leave a Comment »

Identités et sociétés

Posted by hamza on 14 March 2007

On entend toujours parler de l’identité, de problème d’identité, de renégat d’identité, voire conflit d’identité. À quoi correspond l’identité ? C’est quoi au juste ce terme ? Et pourquoi devrait-on la conserver? Sinon comment la conserver?

Jeune on me dit t’es tunisien arabe et musulman voire d’une certaine tribu avec ses qualités et ses défauts, on entend dire par cela que je dois parler arabe, ou à défaut un dialecte apparent, et pratiquer l’islam comme religion, encore faut-il que j’aie une religion, et dessus tout je dois suivre les traditions tunisiennes pour imposer -du moins montrer une certaine fierté- ma culture. Le problème dans tout cela n’est pas la nature elle même de ces identités mais le facteur commun qui en décide de ces composantes qui n’est autre que mon environnement de naissance. Supposons que moi-même je suis né en argentine et bien je serai plus tunisien mais argentin (cela va de soi) et par conséquence je dois suivre la culture argentine et le modèle argentin. Et moi dans tout cela, pourquoi me choisirai-je un modèle à moi fabriqué de toute pièce selon les convictions dont je suis convaincu, des convictions que j’accepte et que j’adopte pas des convictions qui me sont imposées, certes cela ne nécessite pas un grand effort j’ai qu’à me dessiner un modèle et le suivre, sauf que dans ces conditions je serai probablement nié par mes semblables tunisiens et pas totalement accepté par une autre communauté pour une seule raison, que je serai toujours considéré comme tunisien quoique je fasse, on dirait un sort qui m’est jeté (c’est pas le cas si ça rassure quelques uns). Vous me direz pourquoi? Eh bien l’être humain accepte l’autre dans sa bulle tant que ça lui convient, le jour où il y a un désaccord la première chose qui apparaît en surface est la différence des cultures et les origines de l’autre : “il est vraiment sympa lui, mais dommage il fait des bourdes parfois. Normal vu ses origines ” hé oui ’ses origines ce truc qui ne nous lâchera pas toute notre vie. On n’a qu’à regarder l’histoire humaine pour s’en rendre compte, ex en argentine on donne le surnom “el turco” pour ceux qui ont des origines arabes et ce jusqu’à maintenant même si la dernière grande vague d’immigrants arabes date de plus d’un siècle maintenant, d’ailleurs ça date de l’empire ottoman d’où le surnom.

Tout cela pour dire qu’en fait on ne choisit pas son identité mais on l’hérite, pourtant on l’assume. Le plus souvent face à une telle situation deux réactions se montrent, la première et de faire tourner son dos à tout ce qui le lie à cette “identité” ou cette “définition”. Aussi bien ses défauts que ses qualités et c’est le chaos total. On s’imprègne d’une nouvelle identité, une nouvelle vie, une nouvelle culture et pourtant il en reste des  résidus de son ancienne culture, des résidus qui lui font des piqûres de rappel de temps à autre, des piqûres qui font le plus souvent mal. La deuxième est de se replier à son identité, s’en fermer et refuser tout intrus. Ce qui ramène le plus souvent à une attitude agressive envers l’autre puisque tout étranger est accusé d’être le diable qui veut convertir tout le monde et dissoudre leur culture. Mais surtout ça donne un effet de stagnation de culture. Ce refus d’ouverture, en  prenant de l’ampleur et devenant un phénomène de société, la ramène à s’arrêter sur ses acquis et arrêter ainsi toute possibilité de développement culturelle soit-elle ou sociale.

Finalement le problème se pose plus au niveau de la société qu’à celui de l’individu. En effet le choix de l’individu a une influence assez limitée, elle concerne un cercle assez restreint. Par contre l’attitude de la société ou plutôt le choix de la société touche beaucoup plus d’individus, par conséquent il a plus d’influence et ça peut engendrer des dégâts importants quand c’est mal encadré. On peut prendre exemple certaines sociétés anciennement colonisées. Après l’indépendance, deux attitudes globales sont à constater. La première, qui a surtout accompagné la marche vers l’indépendance, considère l’occupant comme un mal absolu. Donc on refuse tout ce qui a le moindre rapport avec cet occupant et l’évolution ne doit se baser que sur les valeurs de la société sans pour autant ce contenter de critiquer ou de changer ce qui devrait l’être. Cette attitude n’était pas organisée ni étudiée. C’est une réaction spontanée adoptée par la société ou ce qu’on appelle plus communément le peuple. La deuxième attitude est celle adoptée par une poignée d’hommes au pouvoir. Ou plutôt ceux qui ont pu se procurer le pouvoir à ce moment et qui avaient posséder les reines du pays. Celle là considère le colon comme exemple à suivre, vu qu’il est plus développé. Cette attitude ira parfois jusqu’à nier voire effacer certaines valeurs et repères de la société au profit de celles importées d’ailleurs. Ce point de vue a été appliqué et imposé au reste. Le problème n’est pas le modèle en soi mais le fait que son application soit imposée sur une société qui le refuse d’ores et déjà, ça devient encore plus important quand on fait de sorte de ne pas entendre l’autre voix. L’autre voix est la troisième attitude qui n’est autre qu’une adaptation des deux dernières attitudes. Son principe est simple, il faut préserver les repères de la société et ses valeurs et faire adapter les développements d’autrui, on conclut que le modèle social d’autrui est toujours refusé. Ce dernier point est en désaccord avec le modèle imposé qui se base sur une idée importante “tout le mal vient du modèle social, il faut le changer pour pouvoir évoluer”, une idée qui n’est pas adopté par tout le monde. C’est autour de cette idée que se pose toute la polémique. Est-ce le changement social qui conduit au développement technologique scientifique et autre ou est-ce le développement qui pousse vers le changement social ? Même plus est-ce que le changement social est si nécessaire que ça ?

Posted in Société | Leave a Comment »

‘Tout a été créé pour aboutir à un livre’

Posted by islem on 13 March 2007

une téléonomie, une existence.

Parfois on passe notre temps à lire un livre, à compter ses feuilles en attendant de découvrir la fin du cheminement des idées de son écrivain pour rencontrer lors d’un long trajet de réflexion et de l’imagination une phrase qui pourrait détourner notre vie: des mots dont la combinaison paraît insensée dés la première lecture. Une phrase multidimensionnelle qui pourra clore dans notre esprit des idées différentes, innovatrices, n’ayant jamais changé notre façon de réfléchir ou l’ayant chatouillée sans jamais l’enflammer.

“Tout a été crée pour aboutir à un livre” fut la phrase que j’ai retenue lors de ma lecture de l’œuvre philosophique de Condillac sur “L’animal et l’homme”. Une phrase que j’ai interprétée et comprise peut être différemment à ce que voulut dire l’écrivain. A la première lecture de cette phrase, vous pouvez constater qu’un livre présente la téléonomie de l’existence humaine.

Un livre est un malstrom d’idées qui se présentent suivant une logique propre à l’auteur et compréhensible par le lecteur, c’est une combinaison de différentes voix, parfois aigues, qui peuvent réussir à nous transpercer en cherchant au fond de nous toute sorte de mutilation qui nous empêche de se mouvoir et la plus part de temps de réagir à l’égard d’un monde qui se mutile.

Ce dernier pourrait nous conduire à l’enfer ou au paradis puisqu’une idée pourrait prendre notre main vers la voie de la vertu et la foie et autre pourrait nous détourner de la lumière d’ Allah (Dieu) dont la connaissance t’inonde de plaisir, de sérénité et de joie immense… D’un sentiment inexpiable. En effet, le sacré livre d’Allah dédié aux musulmans et à l’humanité entière (le Coran) essaie de soigner au fond de nous une existence mutilée, sans âme, sans couleurs, sans lumière, sans conscience…

D’autre part, un livre se présente comme étant le centre de l’égocentrisme de l’homme aussi de l’échocentrisme de sa propre existence puisqu’il est l’écho de ses pensées. C’est pour cette raison, je me suis interrogée sur le fait que toutes nos actions sont mémorisées dans un livre et un autre jour nous allons lire tous ce que nous avons fait de bien ou de mal durant notre vie à partir de ce livre.

(قال لله تعالى: ” اقرأ كتابك كفى بنفسك اليوم عليك حسيبا”)

Un livre qui va déterminer pour chacun de nous son éternité… Un livre qui résume une existence en des mots. “Ecrire pour exister” fut le nouveau film de Hilary Swank inspiré d’une histoire vraie dont le titre est analogue à la pensée descartienne “je pense donc je suis” mais avec deux simples substitutions : (pense à écris) et (suis à existe).

D’est dés la première imagination, cette idée pourrait sembler inconcevable, mais il faut tout simplement fouiller dans les livres de l’histoire pour se rendre compte de la réalité que chaque civilisation s’est bâtie sur la qualité des livres (le côté innovateur) que ses contemporains produisaient: un livre est un miroir des peuples et des civilisations qui ont tracé l’histoire de l’humanité. En effet, durant le royaume Abbasside en Iraq, il y avait à peu près 200 bibliothèques uniquement à Bagdad!! Et le nombre de livres écrits par les savants musulmans était fantasmagorique. A titre d’exemple, Ibn Akil (ابن عقيل) a écrit l’encyclopédie :”Al Founoun” qui comprend 800 livres!! Et c’est la plus énorme encyclopédie qui existait depuis l’existence de l’homme, Annéwèwi (celui qui a écrit ” Jardin des vertueux < رياض الصالحين >) a écrit 500 livres et on a assisté grâce à Ibn Rajab (ابن رجب) à l’émergence de 2000 livres (ce qui revient à une moyenne de 9 livres par jour durant sa vie!!!).

Chacun de nous a la capacité d’écrire. Chacun de nous a des idées, sa propre conception de la vie, une réflexion sur un tel sujet ou un autre. Chacun de nous peut écrire son propre livre dans lequel il met tous ce qu’il veut, tout ce qu’il pense, tout ce qu’il sent, tout ce qu’il imagine dans un domaine qu’il aime. Il combine toutes sorte d’idées qui lui bercent l’esprit en visant créativité et innovation. En fait, ce n’est pas difficile de trouver une idée nouvelle: il suffit de “créer un bloc entre deux univers qui ne se sont jamais croisés“.La créativité est une source intarissable car “le monde fourmille d’idées nouvelles: il suffit de regarder autour de soi.”

Et parmi les moyens de susciter la créativité au fond de nous est de s’ouvrir au monde secret et intime des livres de différentes cultures. Si nous voulons voir cette vérité à travers notre histoire, on pourra remarqué que durant l’époque Abbasside, les savants musulmans lisaient des livres multinationaux (l’inde, la Corse, ..) dans des domaines différents (l’astronomie, la physique, les mathématiques, la musique, les arts, la cryptographie…) et après ils commençaient à réfléchir sur des problèmes posées non résolus, à leurs chercher des solutions. Ils ont réussi par ce qu’ils ont voulu le faire. Et nous aussi, on pourrait le faire.

Nous avons le droit d’écrire un livre (pas n’importe quoi) et le devoir de l’écrire, mais à la fin je peux dire qu’il n’y a pas de “n’importe quoi”. Un livre scientifique, quasi-scientifique: qui présente des réflexions dans différents domaines de la science, la politique, l’histoire, l’avenir, la psychologie, la religion, la sociologie, l’art …

Vous pouvez penser à écrire dans le domaine qui vous passionne, qui vous séduit et pourra t’apporter des idées différentes et innovatrices.

On a besoin des livres: on a besoin de reconstruire “Beit Al hikma” en faisant les premiers pas vers une continuité avec un passé innovateur, une continuité qui montrera au monde entier que nous sommes pas une civilisation mutilée… Je croix que pour écrire il faut penser: peut être “tout a été dit” (mais pas dans notre époque) (mais il y a toujours de la créativité) comme disait l’un des écrivains français, mais c’est l’identité de celui qui dit et la façon de dire qui est la plus importante parfois que l’idée elle même. En effet dans le Coran, il y a un verset dans Sourat Annahl (النحل):

ادع إلى سبيل ربك بالحكمة و الموعظة الحسنة و جادلهم بالتي هي أحسن

” Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon.”

Deux personnes peuvent posséder la même idée mais la façon de la présenter et de l’exprimer rend sa propagation dans le monde possible ou non. Si moi, toi et lui écrivons des livres différents dans des domaines différents (qui seront des miroirs de nos réflexions), on contribuera inchallah à l’éveil d’une civilisation qui reste depuis des siècles enfouie sous les cendres d’un passé brûlé et d’un présent qui se brûle….On a commencé par écrire un article et on pourrait aboutir à un livre… On changera le monde, j’ai toujours eu la foie dans les livres (puisqu’ils constitue un moyen de propagation de l’information comme les médias) plus que les politiciens de changer le monde et le Premier entre eux reste le Coran, qui transformait en un siècle la destinée d’une communauté entière.

Il faut toujours croire que “L’un des principaux moteur de la création: le plaisir“. Cherchez le plaisir pour le créatif que vous seriez inchallah. Par conséquent, on pourrait conquérir le monde avec notre culture (dans l’histoire et celle qu’on va reformuler). Pour écrire, il faut lire (car une idée fusionnée avec une autre peut engendrer une idée différente). Celui qui émerge de notre histoire “Al Kindi” (les méthodes de cryptanalyse) mais avec réincarnation dans la réalité, dans tous ce qu’on vit. Essayons de guérir les mutilations dont souffre sur le plan de la conscience, de la réflexion et de l’action le monde arabo-musulman, par une idée, par un livre.

La plupart des livres qui sont d’actualité, ayant innové le monde, sont rédigés par des non musulmans généralement (comme ceux de Dan Brown). Pourquoi pas nous? Même dans ce domaine, qui ne demande qu’un stylo et du papier ou un clavier et un écran. Mais d’écrire un livre qui pourrait être utile pour les générations qui nous succèderont et pour l’humanité entière.

Finalement, on peut dire qu’en dépit de toute sorte d’oppression ou agression mentale ou physique dont nous souffrons on possède encore le droit de réfléchir et d’exprimer ses pensées d’une manière ou d’une autre. En plus, personnellement je conçois que celui qui a passé par le chemin le plus court qui soit bien qu’il nous semble parfois le plus long et qu’on appelle “Vie” sans laisser un livre (ou une œuvre qui reflète ses idées, sa perspective dans un monde multidimensionnel) que fût l’importance de son passage par ce chemin?? Si on n’a pas le droit de crier, on peut encore crier à travers les feuilles d’un livre: car tout oppressé possède le droit de Crier. Et vous pouvez toujours colorier votre existence par des mots que vous transmettriez aux autres inchallah.

Tout homme sur cette terre a des idées à présenter au monde. Alors qu’en est-il de Oummat al Islam? Celle dont le premier verset qui a été récité par l’archange Gabriel: “Lis” (اقرأ)(la lecture nous fournit une information) en contre partie nous sommes censé faire propager cette information et toute sorte d’information qui pourrait être utile à notre Oummah et à l’humanité entière. Cherchez à vous identifier dans un livre et à refléter au monde une image de notre civilisation “non amputée”. Et sachez que “Tout a été crée pour aboutir à un livre”.

Posted in Culture, Société | Leave a Comment »

Une première approche de la civilisation musulmane

Posted by wajdi on 6 March 2007

Une fois j’ai lu dans un article écrit par un auteur Français (Jacques Trémintin) la phrase suivante «Alors que l’occident voue une véritable culte au progrès, l’islam considère que toute innovation ou évolution tend à éloigner de la pureté, de l’authenticité et de la vérité des origines…l’islam a été toujours tiraillé entre la tradition et la modernité de son époque». Ceci en fait n’est pas le point de vue d’une seule personne mais aussi de plusieurs autres qui ne cessent de traiter l’islam de passivité et de fatalisme, s’ils ont dit que les musulmans d’aujourd’hui sont passifs et non créatifs on peut comprendre cela mais le fait de critiquer l’islam en tant que religion est injuste.
En effet jamais dans l’histoire une religion ne s’est autant préoccupée du savoir que l’islam et je ne vais pas citer les versets du Coran qui incitent à rechercher le savoir, font l’éloge des savants et appellent les gens à apprendre et à transmettre leur savoir mais je vais simplement présenter d’une façon générale l’apport des musulmans à la civilisation humaine.

L’islam créa une communauté supranationale qui englobait des peuples de différentes races et langues. Ces peuples ont contribué à l’apogée de la civilisation musulmane surtout les arabes, si nous comprenons sous ce vocable tous les peuples de langue arabe et non seulement les les natifs de la péninsule arabique, qu’on peut considérer comme étant les promoteurs de cette civilisation en l’ayant portée au plus haut degrè du rayonnement .

Ceci se décèle à travers les propos d’un écrivain non musulman «Philip.K.Hitti»qui dit «Pendant toute la première partie du moyen âge ,nul peuple n’ apporté au progrès humain une contribution aussi importante que celle des arabes…Du neuvième au douzième siècle, L’arabe a produit plus d’oeuvres philosophiques, médicales, historiques, religieuses, astronomiques et géographiques que toute autre langue humaine».
On ne peut pas aussi négliger l’apport prestigieux à l’oeuvre commune de l’Asie centrale, de l’Iran, de la Turquie et de l’Empire Mongol de l’Inde…A titre d’exemples, plusieurs passent à côté de l’importante contribution des Turc-Osmanlis à l’enrichissement la civilisation musulmane. En effet l’Empire Ottoman fut au seizième siècle un des pays les plus civilisés du monde .D’ailleurs Marcel Clergot écrit dans son livre ‘La Turquie passé et présent’ «De multiples preuves du niveau culturel élevé de l’Empire Ottoman sous son règne nous sont fournies par le développement des sciences et du droit, par la floraison des oeuvres littéraires en arabe, en persan et en turc, par les monuments contemporains d’Istambul, de Boursa et d’Edirné;par la prospérité des industries de luxe;la vie fastieuse de la cour et des hauts fonctionnaires; enfin par la tolérance religieuse».
Et pour avoir une simple idée sur l’estime tenu par les contemporains envers les institutions Ottomanes, il suffit de se rappeler qu’Henri VIII d’Angleterre avait envoyé en Turquie une commission chargée d’étudier la justice Ottomane pour réviser le système judiciaire Anglais.
L’empire Mongol de l’Inde «devenu un empire musulman» donnait aussi au monde le «Taj Mahal»dont la beauté architecturale n’a jamais été dépassée, et l’ «Akbar Nameh» d’Abul Fadl: «Cet extraordinaire ouvrage ,dit M Carra de Vaux, rempli de vie, d’idées et de science, où tous les compartiments de la vie sont examinés, inventoriés, mis en ordre et où le progrès éclate à chaque instant, est un document dont la civilisation orientale peut à juste titre être fière».

Ceci était une brève description de quelques aspects de la civilisation musulmane dans laquelle je me suis basé sur les points de vue de quelques historiens et écrivains non musulmans pour produire un effet plus important qui incite chacun de nous à méditer un peu et chercher les causes qui ont permis aux musulmans de détenir le savoir pendant longtemps et d’influencer sur le monde entier.
Je vais essayer dans d’autres articles de présenter d’une manière plus concrète les réalisations apportés par l’histoire des musulmans et je laisse au lecteur de deviner pourquoi la créativité, la sagesse et l’esprit critique des musulmans se sont transformés aujourd’hui en un état de mimétisme et de passivité absolue, et j’espère que vous allez trouver la réponse qui est vraiment évidente.

Posted in Culture, Société | 3 Comments »

Culture et mondialisation

Posted by chams on 11 December 2006

On a tant espéré que la révolution des technologies des communications puisse mettre fin aux rivalités entre les peuples (dues surtout à l’ignorance de l’autre), rapprocher les cultures et faire revivre celles qui étaient en voie de disparition… Ceci était techniquement possible, mais plusieurs facteurs ont empêché ce processus : Les pays du sud ne peuvent pas suivre le rythme de cette évolution (et donc ils ne pourront pas en profiter) car leurs problèmes sociaux, économiques et politiques sont loin d’être résolus

Dans ces circonstances, la mondialisation tendrait à uniformiser les cultures ou plutôt à américaniser le monde. Ainsi, les peuples des pays de sud se sont retrouvés devant un flux d’informations qui met en cause leurs cultures et promeut un mode de vie qui ne convient pas souvent au niveau de développement de leurs sociétés, à leurs histoires et à leur foi … Face à cela plusieurs réactions peuvent surgir.

La plus naturelle est l’effacement identitaire et l’imitation aveugle de l’autre ce qui est tout à fait explicable car selon Ibn Khaldûn :
« La raison en est que l’âme voit toujours la perfection dans l’individu qui occupe le rang supérieur et auquel elle est subordonnée. Elle le considère comme parfait, soit parce qu’elle suppose faussement que sa propre subordination n’est pas une suite naturelle de la défaite, mais résulte de la perfection du vainqueur. »
La deuxième réaction qui est plus « défensive » consisterait à un repli sur soi afin d’éviter toute influence extérieure.

Les deux réactions citées reflètent un manque de confiance en soi et conduiront toutes les deux aux désastres car elles engendreraient la continuité des rivalités ayant conduit aux guerres les plus destructrices de l’humanité.

La solution consisterait selon Roger Garaudy à:
« Réaliser une révolution culturelle profonde qui donne à la culture sa véritable mission : non plus nous acheminer par le positivisme athée et l’individualisme vers le désespoir, mais faire prendre conscience des fins et du sens de la vie et de l’histoire. »

Pour ceci, il fallait avant tout faire un effort personnel afin de bien connaître sa propre culture et son apport à la civilisation humaine, connaître la culture d’autrui loin de toute vision réductrice, et enfin faire valoir sa culture à la lumière des spécificités et des points communs qu’elle a avec celle d’autrui.

Je cite ici les propos de Goethe : « Qui se connaît soi même et connaît les autres saura également reconnaître ceci : L’Orient et l’Occident sont indissolublement liés. »

C’est en mettant en évidence la complémentarité et les richesses de leurs cultures que les humains pourraient construire une civilisation dans le cadre du respect de la planète, de l’environnement et de la dignité humaine. Ceci apporterait l’âme d’une nouvelle vie en commun pleine d’espérance et de progrès.

Posted in Culture, Société | 1 Comment »